Le lac Yssik-Kül au Kirghizstan.

 

Nous partons à midi pour la frontière Kirghize. Nous roulons tout doux, d'autant que la route se transforme vite en piste.
Une fois de plus nous nous trouvons devant deux chemins, sans panneau (...).

Une voiture arrive, ouf. Nous faisons signe, et le grand-père ne veut pas s'arrêter. Finalement il le fait plus loin, et nous nous précipitons :

-Le Kirghizstan, c'est bien à gauche ?

-Non, non, moi je vais à droite !

-Très bien, très bien, mais sinon, le Kirghizstan, c'est bien à gauche ?

-Ah... euh oui oui...

Un deuxième avis identique un peu après, nous reprenons la route, mais pas encore totalement rassurés. Trente minutes plus tard, un camion arrive, et lui non plus ne veut pas s'arrêter. Nous comprenons par la suite que dès qu'il est immobile, il cale, et il faut le redémarrer à la manivelle... Nous discutons quelques instants et posons la même question :

-Le Kirghizstan, c'est bien tout droit ?

-Non, non, nous allons à droite !

Décidément... Enfin, entourés de hauts alpages, nous distinguons, au milieu de la piste, deux cahutes et des barrières. Sûrement la frontière. Côté kazakh, la partie de football dans la poussière est mise en veille.
Nos passeports sont recopiés sur un cahier à petits carreaux. Tout se passe bien, ils sont cools. Nous sommes en règle... jusqu'au moment où le douanier, visiblement embêté, me demande les papiers
du vélo en se mordant la lèvre inférieure… Il veut voir sa carte grise ! (...)