Le 08/12/12 : Vallée sacrée et lac Titicaca

 

Les derniers kilomètres pour arriver à Ollantaytambo sont constitués d'énormes galets de rivière, scellés dans un peu de ciment. Une vraie galère d'autant qu'il nous faut grimper pour atteindre la plaza de Armas.

 

Là, nous tentons d'organiser notre visite du Machu Picchu.

 

(...)

 

On nous fait une place dans la deuxième pièce de la première maison, en empilant un maximum de matelas et couvertures pour nous dégager deux ou trois mètres carrés. Puis, une des deux jeunes filles nous apporte une tasse d'eau chaude avec du cacao. Nous discutons et apprenons qu'elle termine son collège et que dans quelques mois elle rentre à l'université pour faire médecine. Ce qui ne l'empêche pas de passer ses week-ends ici, pour aider, et glaner quelques deniers, loin de ses parents et de sa famille. Pendant ce temps, Emiliano prépare une soupe, qui sera servie à la lueur d'une bougie. Dedans, des fèves, tout un tas de légumes, et les fameuses pommes de terre noires. Il s'agit en fait de patates laissées volontairement dans le sol pour qu'elles prennent le gel. Nos hôtes adorent, nous un peu moins. D'autres ingrédients ont des goûts étranges... L'avantage de manger dans la pénombre, c'est qu'on ne se fait pas d'idée sur ce qui flotte dans la cuillère ! Globalement, la soupe est appréciable est régénératrice.

 

A la fin du repas, Emiliano se tourne vers moi et me dit trois fois « Gracias ». Surpris et pris et dépourvu, je ne sais trop quoi répondre et lâche un « de nada » fort peu à propos... puisqu'il remerciait le seigneur pour le dîner. Les filles nous ont allumé deux bougies qu'elles ont collées sur le rebord de la fenêtre, ce qui m'inquiète au plus au point : si l'une d'entre elle vient à tomber, nous rôtissons avec l'ensemble des couvertures et des souvenirs !

 

Un peu avant 5 heures du matin, tout le monde debout : les filles prennent un bus pour aller au collège, le monsieur, qui reste encore un peu au lit, va préparera ses stands sous peu, et nous enfourchons le tandem, direction Pucara, cent-six kilomètres plus loin (en quatre heures et demi), puis un petit village après Coata (94 kilomètres en 5 heures). Ces deux journées se sont beaucoup ressemblé, avec un vent de plus en plus fort, jusqu'à devenir carrément insupportable et inroulable dans l'après-midi, le tout accompagné de violents orages de pluie de et de grêle. A Coata nous montons la tente fort heureusement sous un abris, car la nuit se transforme en tempête, accompagnée de dizaines de litres d'eau au mètre carré. Un vrai déluge.

 

Vers 10 heures, le ciel se déchire un peu et nous gagnons la jolie plage de chifron, qui borde le mythique lac Titicaca, le p:us haut navigable du monde. Il n'en fallait pas moins pour nous donner l'envie de quelques traversées, et nous chargeons tout notre attirail sur un petit bateau hors d'age qui nous emmène sur Amantani, la plus grande île du lac.

 

(...)

 

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  • MORI ZAVALETA (mercredi, 27. février 2013 23:53)

    Gracias por visitar mi pais Peru, estoy sorprendido de ustedes por esta gran travesia por america del sur y sobre todo de manejar por los andes del Peru una ves mas BRAVO ..!

  • Famille Carceles (dimanche, 16. décembre 2012 21:50)

    bonjour à tous les trois,et plein de bise à Mattéo Estéban. c'est un plaisir de vous lire. Des nouvelles de vous en comprenant que c'est plutot dur dur mais plus que pitorresque!... Plaisir aussi de
    vous lire vos mots qui nous réveille des image très précises. Que du bonheur de revisiter les souvenirs. MERCI MERCI. Nous pensonsbeaucoup à vous avec beaucoup d'affection. Nous vous souhaitons de
    bien vous protéger et de découvrir l'insolite à chaque kms et rencontre. Merci encore de nous le faire partager. BISOUSSS (Mireille)

  • Danny (vendredi, 14. décembre 2012 20:00)

    J'espère que tu vas mieux Rom ? quelle épopée ! vous gardez toujours le moral c'est formidable. Les photos sont superbes et notre globe-trotteur en herbe et toujours aussi décontracté c'est génial.
    Vous serez où pour Noël ?? Bisous tout doux à tous les 3

  • Rom' (lundi, 10. décembre 2012 15:55)

    Oui, mais aussi tout le monde me dit que je ressemble à Jésus avec ma barbe, héhé !

  • Snip (lundi, 10. décembre 2012 15:52)

    Ha ha ha ha ! Tu t'es pris pour le Seigneur !!

  • Patonne (dimanche, 09. décembre 2012 17:58)

    Bravo Stéphanie pour le grimper de marche, tu as du en laisser plus d'1 baba!!!! Macchu pichu, lac titicaca des noms qui font rêver, après tous vos efforts, quelle récompense. Merci de nous faire
    partager vos découvertes et aussi vos souffrances par vos récits et photos. Bon courage pour la suite....à vous 3.

  • les bouchet (dimanche, 09. décembre 2012 17:50)

    quelle formidable aventure
    vos récits sont passionnants et vos photos très jolies.
    Par contre un point me chagrine et cela fait maintenant plusieurs jours que je me résonne mais je ne peux plus me taire...
    Stéphanie, lorsque Antoine fait une photo, tu ne peux pas laisser n'importe quel Jésus péruvien toucher Mat-Est...
    gros bisous ligériens...ce soir c'est le derby, j'espère que l'ASSE s'imposera...
    les bouchet

  • nounou coco (samedi, 08. décembre 2012 23:27)

    Bonjour à tous les 3 et un gros bisous a Mattéo de la part de sa nounou.
    Photos et compte rendus magnifiques. Courage et à bientôt

  • les billioud's (samedi, 08. décembre 2012 15:51)

    Récit et photos magnifiques. Plein de bises à l'aventurier Matt-Esteb et à vous...

  • zarfa (samedi, 08. décembre 2012 10:38)

    Merci pour ce nouveau récit. Ces compte-rendus nous font partager vos expériences (et épreuves). Bravo pour la vitalité et l'humour ! Vos photos sont toujours aussi belles, et nous avons, bien sûr,
    un coup de coeur pour celle du "motard" Mattéo avec son copain colombien !
    Biz à vous 3, adelante !

La plaza de Armas de Cuzco

Le 28/11/12 : Point culminant

 

(...)

 

Nous quittons Huaraz (à 3395) en direction de Ticapampa et de Conococha. Quatre-vingt-dix kilomètres pour atteindre 4000 mètres, et un bivouac bien frisquet près d'une école. Nous discutons un peu avec les enfants et les professeurs. Près d'une cahute, une petite se lave les cheveux à l'eau froide. J'en ai des frissons dans le dos... A cette altitude, il faudrait me payer cher pour plonger ma tête sous une source à cette température ! Quand on n'a pas le choix...

 

C'est à Conococha que la route descend sur Lima via Barranca. Une longue descente paisible vers les brumes et la douceur de la côte. Sauf que finalement, nous prenons l'autre direction, celle qui part vers Huanuco. On nous a tellement répété que nous n'y arriverons pas, on nous a tellement titillé, que nous voilà partis à l'assaut de cols vertigineux, à traverser la cordillère Blanche.

 

Cette première étape, le soleil nous accompagne. Nous montons à 4200m, descendons à 3550 pour terminer à 3940m à Pachapaqui. 3H15 d'effort pour 40km... Nous campons sous des trombes d'eau, une nouvelle fois près d'un restaurant où viennent se rassasier les mineurs. La dame nous propose gentiment une douche (chaude!), après trois jours de vélo, ce n'est pas de refus ! Le réveil est compliqué, de l'eau est passée sous la bâche de la tente, et nos matelas sont trempés, nos duvets un peu mouillés, et le reste de nos affaires humides. Le ciel est couvert, et c'est pour aujourd'hui le point culminant de notre voyage. Au moment où je tends une petite photo à la dame pour la remercier de son accueil, je fais tomber l'enveloppe qui en contient encore une dizaine. En une fraction de seconde celle-ci s'écrase au sol dans un « clap » sec. En me baissant pour la ramasser, je pense à la gravité qui a eu vite fait de la rappeler à terre, et je me dis que dans la longue ascension qui nous attend, elle va en faire de même. « Mais que Diable allaient-ils donc faire dans cette galère » aurait dit monsieur Poquelin...

 

Armés de tout notre courage et de la plus grande détermination qui soit, nous nous lançons dans les lacets. Le vent est légèrement contraire, et la grisaille nous envoie de temps à autre des gouttelettes, assez mal venues. Il fait froid, bien que dans l'effort, nous ne le sentons pas réellement. Des maux de ventre me prennent, et j'ingurgite rapidement deux Tiorfan, ne voulant pas être dérangé dans l'effort. Les virages s'enchaînent, nous avons de bonnes jambes, et la remorque nous suit, gravissant le dénivelé mètre par mètre. Finalement, nous basculons en haut du col, à 4720 mètres, après un peu plus de deux heures d'efforts. De là, habillés, nous descendons tranquillement, alternant chacun de nos quatre freins pour arriver en bas à bon port. Le thermomètre remonte. Vers le village minier de Huansala, nous essuyons une averse pas piquée des vers ! Trempés jusqu'aux os, j'essaie de piloter l'attelage (pas moyen de se mettre à l'abri) et d’éviter les ravins qui se succèdent et qui mènent tout droit au rio. Les freins tiennent le choc, et c'est bien là le principal ! A Huallanca, le soleil revient, et nous sèchons presque aussi vite que nous avons été mouillés. De là, nous suivons la rivière par une superbe petite route qui serpente au fond de la gorge, pour arriver à La Union (3300m), soixante-dix kilomètres en quatre heures et quart.

 

Nous pensions le plus dur accompli, sauf qu'après avoir suivi le cours de la rivière sur une dizaine de kilomètres, la route nous fait remonter jusqu'à 3600, pour tout redescendre avant de bifurquer vers Chavinillo. Là une famille nous propose un toit pour la nuit, et vu ce qui va descendre du ciel, nous les en remercions encore. Au dîner, de la truite frite, dont nous nous régalons, surtout Matt-Esteb.

 

Là encore, nous imaginions avoir réalisé les plus gros efforts ; c'était sans compter sur un col à un peu plus de 4000 mètres. Nous passons de villages en villages, et les « gringos » pleuvent de toute part. Sur cette seule journée, on nous l'a répété 200 fois ! Enfin 100 selon la police et 400 selon les syndicats... Pour être tout à fait honnête, je n'ai pas compté jusqu'à 200, seulement sur deux fois dix minutes et fait une moyenne et une petite multiplication, d'où la divergence police-syndicat. Je sais bien qu'il ne faut pas particulièrement le prendre de manière péjorative, mais se faire appeler « étranger » tout au long de la journée agace. Un « hola » ou un « buenas dias » ferait tout aussi bien l'affaire. D'ailleurs Matt-Esteb aussi en a assez, et quand on l'appelle ainsi il répond « Non, moi c'est Mattéo ». De notre côté, maintenant, à chaque « Gringo » nous répondons « Latino », et ça n'a l'air de choquer personne. Du coup, j'ai un peu essayé de chercher d'où vient ce nom dont on nous affuble sans cesse. Il est normalement censé désigner les Américains et les Anglais et viendrait de l'espagnol et signifierait « grec ». C'est donc cela ! Ils nous « traitent » de Grecs. Dans ce cas, pourquoi ne pas nous appeler directement Apollon ! Ou plutôt Euclide, c'est plus mon élément (élément + Euclide = blague, je laisse chercher les curieux!). Quoique à choisir, j'aimerais autant Thalès. Outre la contre-apposée de son théorème qui fait suer tant d'élèves de troisième, c'est pour

son habileté à avoir fait fortune dans l'huile d'olive en monopolisant les moulins de sa région...

 

Bref, toujours sans panneau de direction, nous bataillons à trouver notre route. Et quand nous demandons une indication de distance ou de durée, ça donne :

 

« Bonjour monsieur, vous savez si on est loin de cette ville ?

- oh non, cinquante kilomètres, un quart d'heure en voiture ! »

 

Ce qui fait du 200 km/h tout de même, sur une route de montagne de trois mètres de large. Le kilomètre est une notion, comment dire, à géométrie variable ! Il est vrai que les Péruviens parlent toujours en temps, jamais en distance. Parce que un kilomètre sur la Panaméricaine tout plate et un kilomètre dans les montagnes, ce n'est pas tout à fait la même chose. Pour nous par contre, parler en temps de parcours des voitures ne nous arrange pas, pourquoi ? Parce que une heure sur la Panaméricaine toute plate et une heure dans les montagnes, ce n'est pas tout à fait la même chose !

Du coup, bêtes que nous sommes, nous demandons toujours des indications en kilomètres, et on nous répond toujours en temps. Parfois on nous répond en temps de parcours en voiture, parfois en bus, parfois en combi et parfois même en vélo... Autrement dit, on s'échine à trouver des renseignements que nous n'obtenons jamais !

 

 

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  • elea (mercredi, 19. décembre 2012 11:28)

    bonjour

  • CE1 -CE2 du centre (mardi, 04. décembre 2012 15:45)

    Coucou

    Quel courage d'être restés aussi longtemps dans le bus!Quand vous aurez le temps, on vous a envoyé notre interview. Bonne route...

  • Annie (lundi, 03. décembre 2012 10:55)

    22heures de bus! Waouh! 11heures m'avaient déjà paru interminables! Mais Cuzco vaut bien la peine, n'est ce pas? Les salines de Maras aussi!
    Vous avez un courage exemplaire. Bravo! Toutes mes pensées vous accompagnent.

  • Céd (dimanche, 02. décembre 2012 08:58)

    Cédric Astier
    (samedi, 01. décembre 2012 17:45)


    Salut Antoine ! Un petit coucou de ton ex-collègue de salle des profs (et ex-colocataire de chambre en Espagne !!!). J'espère que tout se passe bien pour vous 3. Les élèves ne te manquent pas trop
    ??? Bonne continuation et surtout bonne route !!!! Combien de pneus usés pour le moment ????? Bisous

  • AL (samedi, 01. décembre 2012 10:20)

    Belle barbe à la Forest Gump!!!!

  • staron bernard coco (jeudi, 29. novembre 2012 16:46)

    photos trè belles

  • Patonne (mercredi, 28. novembre 2012 17:20)

    Superbes photos, pas de remords à avoir pris le bus dans ces conditions "extrêmes"
    même le parcours en bus est un challenge. Au fait St Etienne à battu hier soir le PSG en coupe de la Ligue 1 à 0 au tir au but. Allez St Etienne et Rennes bien sur .... Bon courage à vous profitez
    bien de vos découvertes.

  • l'oeil du tigre (mercredi, 28. novembre 2012 11:31)

    Dire que c'est difficile est presque ridicule ...!!
    Alors je préfère dire "bravo pour la véracité du récit "!!! On y est... Emotions et frissons...
    COURAGE, bisous+++

Le 22/11/2012 : des canyons et des cols


(...)

 

Nous distinguons, amusés, la montagne d'en face, qui comporte une route et d'innombrables épingles à cheveux, avant de filer tout droit et tout en haut. « Hé, y a plus de virages qu'à Huez ! Coup de bol qu'on ne passe pas par là ! ». Mauvaise intuition, nous nous rendons vite compte que nous n'avons pas d'autre choix que d'escalader ce contrefort...

 

(...)

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  • marwane (vendredi, 30. novembre 2012 19:48)

    c' est Marwane de la classe de CE2 de mdm malet

    vous etes courageux sutout toi Stephanie et aussi Romain

    .Aure voir Stephanie

  • Patonne (samedi, 24. novembre 2012 15:19)

    Merci pour pour ces belles photos et les récits, mais bon que de souffrance malgré tout et dans des conditions climatiques pas faciles et des problèmes mécaniques qui en laisseraient plus d'un au
    bord de la route. Respect, prenez soin de vous 3 et soyez prudents.

  • Danny (vendredi, 23. novembre 2012 19:04)

    Ben ! vous êtes vraiment courageux, les photos sont magnifiques et le récit et extra ....comme si nous y étions Bisous

  • CE1 -CE2 du centre (vendredi, 23. novembre 2012 14:04)

    Quelle galère! vous êtes vraiment très courageux. Bon courage pour la suite.

  • l'oeil du tigre (vendredi, 23. novembre 2012 11:26)

    Comme c'est difficile et combien vous êtes pugnaces !!

    Bisous +++ et pensées positives vous accompagnent.

  • Dudu (jeudi, 22. novembre 2012 21:24)

    Alors là...chapeau bas. Merci de prendre soin de nous faire connaître les étapes de votre épopée ! Devant mon ordi, bien au chaud, j'en suis complètement baba !!!

  • nanou (jeudi, 22. novembre 2012 19:24)

    ksalut les péruviens.Merçi pour ces belles photos,et les commentaires.Bonne route .Pour nous tt va bien la mamie est venue a montchanin avec les voisins et tatie Bernadette .Il y a eu un moment de
    tristesse sur la tombe mais après la journnée s'est bien déroulée .Pensons a vous très fort. gros bisous à ts les 3

Le 17/11/12 : Un peu en retard...

 

... dans la mise à jour du site ! Ça viendra, ils s´en sont passées des choses, des cols, des canyons, de la casse, de la mécanique !

 

A bientot !

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  • Patonne (jeudi, 08. novembre 2012 10:07)

    Merci pour ses photos, la vie n'est pas facile partout.

  • l'oeil du tigre (vendredi, 09. novembre 2012 11:39)

    Tous les ingrédients pour un très bon film d'aventure !!! sauf ...que... ce n'est pas du cinéma...!
    Frissons garantis...
    Prenez soin de vous, COURAGE et bisous +++
    Vous êtes SUPER !

  • Patonne (samedi, 10. novembre 2012 13:40)

    c'est fou que dans un coin de la cordillère des andes, loin du monde qu'en prononçant St Etienne on vous parle de Michel Platini. A ce propos, un clin d'oeil les stéphannois on battu Rennes fin
    Octobre!!!! courage vous n'en avez pas fini avec la cordillère des andes. Profitez bien de vos rencontres et prenez soin de vous. Bonne route Biz à vous 3

  • DUDU (lundi, 12. novembre 2012 07:35)

    La vidéo est superbe...MERCI ! Quand vous serez de retour dans des contrées plus hospitalières, on vous ferait bien un petit coup de bigophone pour la radio ?

  • bernard (lundi, 12. novembre 2012 11:39)

    c'est super attention a vous
    bisous mamie

  • joal (lundi, 12. novembre 2012 23:41)

    quelle galère!!quel courage!!quelle endurance!!nous admirons votre ténacité!à avancer dans les bains de boue !!bisous +++

  • classe de CE1 CE2 (vendredi, 16. novembre 2012 10:59)

    coucou. Nous avons envoyé un mail sur l'adresse de Stéphanie. Bon courage!!!

  • Nico Stéph (dimanche, 18. novembre 2012 21:17)

    Coucou les aventuriers. On vous suit toutes les semaines (vous êtes notre feuilleton du weekend !)et on est à chaque fois un peu plus impressionnés par vos exploits, votre courage, votre
    détermination. Et malgré toutes ces péripéties, vous avez l'air de toujours vous porter à merveille. Merci aussi pour vos commentaires instructifs chargés d'humour. On est de tout coeur avec
    vous.
    Louise embrasse son petit cousin.

Le 05/11/12 : de Huamachuco à Shorey

 

Malgré sa plaza de Armas, qui est censée être la plus grande du pays, et ses sortes de thuyas taillés, représentant bonshommes et animaux, nous décidons de quitter Huamachuco et continuer notre chemin, jusqu'à la Arena. Nous sommes en plein cœur du pays minier : charbon, argent et or. Avec la pluie, le gris, le froid, la bouillasse étalée par le ballet incessant de camions transportant minerais, remblais ou que sais-je encore, le ronronnement  des machines, des bulldozers et cette gigantesque mine d'or qui ne dort et ne s'arrête jamais, la ville ne fait pas trop envie. La montagne d'en face est grignotée à coups de godets, et des camions dont les roues sont plus hautes que moi la déplacent littéralement. Déplacer une montagne, l'expression me faisait sourire, ici elle est bien réelle ! A savoir comment sont traités ces mètres cubes de terre qui dissimulent non pas des pépites, juste de minuscules grains de ce métal si précieux... On parle de mercure, et des habitants se battent pour préserver leurs terres ; c'est sans compter sur l’appétit des multinationales qui font ici des profits hors-normes.

 

En ce qui concerne nos petites personnes, nous avons, comme d'habitude, un peu de peine à trouver un coin où dormir. Finalement, on nous propose bien gentiment la salle communale, après nous avoir précisé qu'ils ne savent pas s'ils peuvent nous faire confiance (encore une fois!). Une salle avec dix chaises en plastique et un sac de maïs de cinquante kilos pour les poules... c'est un peu vexant tout de même !

 

De là, nous aimerions rejoindre Coñachuco. Faute de carte suffisamment précise, de panneaux de signalisation inexistants et de personnes pouvant nous aiguiller, nous nous trompons de route. Un petit détour, oh, pas bien long, même pas une centaine de kilomètres, le souci, c'est plus le profil ! Nous montons jusqu'à plus de quatre mille cent cinquante mètres ! Frisquet, là haut, nous avons toujours les jambes. Malgré tout, quatre heures nous sont nécessaires pour couvrir les quarante-cinq kilomètres. Nos freins ont souffert le martyr dans la longue descente en lacets de mille mètres de dénivelé. Nous arrivons dans de nouvelles cités minières, Qurivilca, puis Shorey. De l'argent cette fois. Je ne sais pas si les mineurs en trouvent beaucoup, ce qui est sûr, c'est qu'ils n'en gardent pas beaucoup, de l'argent. Une fois encore, comme un récurrent rappel, nous réalisons la chance que nous avons de ne pas avoir à vivre dans les conditions qui sont les leurs. C'est le Germinal du XXIème siècle. Les maisons de bric et de broc aux carreaux cassés, les toits de tôles ondulées fissurés, pas de chauffage et une humidité permanente six mois de l'année (au bas mot), murs en adobe effondrés, juste un haut-parleur en haut d'un mât essaie de cracher un peu de gaieté, diffusant de la musique entraînante. Avec la forte pluie de la fin d'après-midi, nous ne pouvons bivouaquer. Nous allons dormir dans « l'hôtel » réservé aux travailleurs. Dur. Pas le genre d'endroit où l'on a envie de passer la nuit après avoir passé une journée complète au turbin. Heureusement les portions servies permettent de rassasier les estomacs les plus creux, et il faut reconnaître que l'ambiance potache du dîner et du petit-déjeuner permettent d'oublier combien le quotidien peut-être lourd ici.

 

 


Matt-Esteb avec Victor et le plus gros cochon-d'inde de l'élevage

Le 04/11 : De Cajamarca à Cajabamba

 

Nous quittons Cajamarca et ses trottoirs de cinquante centimètres de haut et ses écoulements d'eau de pluie capricieux. Depuis notre arrivée sous un crachin continu, il pleut tous les jours. Parfois en orages, souvent pendant des heures. Normalement, la saison des pluies commence en décembre, voire à la mi-novembre. Un bon mois d'avance donc, ce qui risque de grandement chambouler nos plans. Le matin est généralement assez sec, et dès le début d'après-midi, ce sont des trombes qui tombent du ciel. Je suis perplexe en regardant les relevés météo : ils annoncent cent millimètres lors du mois le plus arrosé, or on les a déjà reçu sur la tête en trois jours, et ça ne va pas aller en s'arrangeant. Nos journées de pédalage vont être raccourcies, et les bivouacs vont être très compliqués, vu les rivières qui se forment en quelques minutes, dévalant les pentes à toute allure. Et pour parachever le tout, les pistes du centre risquent de devenir impraticables avant notre passage ; je m'inquiète également un peu pour la suite du voyage, qu'allons-nous trouver en Bolivie ? Un ou plusieurs trajets en bus semblent inévitables, nous n'allons pas nous obstiner à pédaler dans de pareilles conditions, surtout avec un petit bout de trois ans !

 

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  • marwane (vendredi, 30. novembre 2012 19:40)

    Quel galère vous ètes courageux

  • Patonne (jeudi, 08. novembre 2012 10:02)

    superbes photos, mais quelle galère, et la route est encore longue, heureusement que de temps en temps de belles rencontres égaient votre quotidien. et Matthéo que dit il de tout cela ? Ne demande
    t'il pas quelquefois à rentrer à la maison ? bon courage et bonne route que ce soit en vélo ou en transport, il faut aussi savoir se ménager pour mieux continuer. Bises à vous 3

  • AL (mercredi, 07. novembre 2012 13:29)

    Pour positiver:les bains de boue sont bons pour la peau. En altitude l'air est plus sain.Le bio est bon pour la santé...

  • coco (mardi, 06. novembre 2012 19:19)

    un coucou de mamie et mamie calou depuis vouvray
    noussommes heureuses d'avoir de vos nouvelles et de vous voir en photos
    gros bisous à vous trois

  • l'oeil du tigre (lundi, 05. novembre 2012 09:10)

    L'aventure, c'est l'aventure...
    Bien difficile quand même...sans perdre votre humour malgré tout !!!
    "Quelques" frissons...
    Nos pensées positives vous accompagnent,nous mobilisons toutes nos bonnes énergies pour vous soutenir .
    Courage !
    Bisous +++

  • zic (dimanche, 04. novembre 2012 09:58)

    Enfin des nouvelles ;D !
    C'est pas le même jour les photos de l'altitude, si ? 4065m à 11h23 puis 4110m à 13h20...45m en 2h !!!
    L'épisode des toilettes démontées et des piqures d'insectes me rappellent nos vacances de cet été, c'est partout pareil !
    Dis donc, c'est du cochon d'inde élevé aux hormones qu'a le messieur dans ses bras. Ca peut faire un bon rôti, mummm.
    J'espère que malgré les difficultés vous profitez bien de votre voyage.
    Bisous à vous trois et courage !

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  • elea (dimanche, 28. octobre 2012 08:16)

    bonjour c'est elea

  • l'oeil du tigre (samedi, 27. octobre 2012 20:23)

    Une belle draisienne "toute neuve" pour peaufiner son apprentissage avant ...les pédales !!! Bravo, et un grand "ouf" pour Mattéo-Estéban !
    bises et soutien +++

  • Danny (samedi, 27. octobre 2012 18:17)

    Chapeau pour la débrouille, la réparation est faite bravo ! Matt. Esteb est rassuré ??! toujours autant de plaisir à vous lire vous êtes géniaux tous les 3. Bisous

  • will (samedi, 27. octobre 2012 09:57)

    un bonjour de haute loire où les premiers flocons sont attendus pour aujourd'hui

  • KARIMA HAMANI (mercredi, 24. octobre 2012 19:26)

    gros bisou du vieux monde
    Atención en usted y mil gracias por este magnifico viaje que nos hace compartir
    (Je pense que tu sais très bien parler l'espagnol maintenant) !!!!!KARIMA

  • Patonne (mercredi, 24. octobre 2012 16:55)

    Bravo pour la réparation de la draisienne de Matt Esteb, cela aurait été dommage de devoir la mettre à la poubelle. et alors vous êtes vous transformés en chercheur d'or ? un peu de confort de l'eau
    chaude un bon lit et c'est reparti!!! on attends d'en savoir plus sur les incas nous aussi. a +

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  • Fouilloux (lundi, 22. octobre 2012 22:01)

    Nous sommes très content d'avoir de vos nouvelles. Prenez soin de vous et profitez au max... et saluez la pacha mama de notre part.

    A+

  • Dudu (lundi, 22. octobre 2012 21:37)

    On est bien sûr très intéressés à la radio si nous pouvons entrer en contact avec vous. Le plus simple : envoyer un mail à philippe.louat@rcf.fr en indiquant comment vous joindre (c'est nous qui
    ensuite vous appelleront)
    courage pour la suite de votre formidable périple qu'on suit grâce à votre jouranl de bord !

  • Danny (vendredi, 19. octobre 2012 18:08)

    passionnant ... ce récit je me régale de te lire. Bizzzzz à tous les 3

  • Annie (vendredi, 19. octobre 2012 16:48)

    Brrr! je tremble de voir les photos de l'araignée et du scorpion! Bravo pour ce récit qui nous permet de vivre vos aventures et de rêver.Soutien ++++et bisous

  • l'oeil du tigre (vendredi, 19. octobre 2012 15:53)

    ce qui est sûr c'est que l'ennui n'est pas au programme !
    Les "petites" frayeurs...les bons moments et les tracasseries font bon ménage avec les efforts quotidiens et la découverte passionnante du pays, de ses habitants et de son histoire !
    Une vraie vie d'aventuriers! courage pour la suite,
    Pensées et bises +++

  • classe de CE1 CE2 (vendredi, 19. octobre 2012 15:47)

    Coucou tout le monde,
    on a lu votre message et on a bien rigolé quand on a vu que vous aviez craché dans les yeux des chiens même si ça ne devait pas être drôle pour vous!

Le 18/10 : Pour patienter

 

En attendant les dernières nouvelles, voici quelques photos...

Quand on vous dit qu'il faut bien retourner ses chaussures le matin avant de les enfiler !!

12/10 : Les trois ans de Matt-Esteb !

 

Aujourd'hui, grand jour pour notre fiston qui fête sa troisième bougie. Nous décidons de lui consacrer cette journée, et nous partons à l'assaut d'une salle de jeux située dans un énorme shopping mall à l'américaine. Sûr que nous n'y aurions jamais mis les pieds d'ordinaire... ce qui est peut-être une erreur d'ailleurs, nous avons découvert une facette du Pérou que nous aurions alors ratée.

 

Petit trajet en taxi pour un peu moins d'un euro, et nous voilà devant un grand centre commercial. Des dizaines de boutiques vendent toutes les grandes marques internationales, de vêtements de mode ou de sport, de jouets et les enseignes de fast food de l'oncle Sam se disputent le moindre centimètre carré de carrelage, surtout au niveau de la place centrale, flanquée d'un nombre incroyable de comptoirs sucrés ou salés incitant le chaland à doubler sa dose quotidienne de calories et tripler celle de lipides... Tellement loin de ce que nous avons vécu sur la route jusqu'alors ! Et que penser des prix pratiqués ? Toutefois, cela démontre qu'une classe moyenne émerge.

 

Dans une salle, des « jeux de mini fête foraine » pour les petits s'entassent. Tous ne sont pas d'une première jeunesse, notre pequeño gringito ne semble pas y prêter attention. Passant de l'un à l'autre pendant près de quatre-vingt-dix minutes, la matinée se termine par une double session d’auto-tamponneuse, preuve « qu'il est grand maintenant ! ».

 

Une petite sieste et nous honorons avec grand plaisir l'invitation de Rosa (rencontrée dans un restau de Chiclayo), prof des écoles (tiens tiens...) dans la région, pour fêter dignement ce jour, au milieu des siens. Nous sommes un peu en retard, (le quart d'heure français ?) et nos hôtes se demandent si nous allons réellement venir. Une des filles de Rosa nous confiera qu'elle-même aurait longuement hésité d'aller chez des inconnus dans un pays étranger...

 

Un peu à l'écart du centre ville, nous nous rendons dans une maison où nous attendent gâteau et bonbons, cadeaux et ballons. Comme à la campagne, la famille est très regroupée, les différentes générations n'étant jamais bien loin les unes des autres, et les fratries essayant de faire de même, malgré les emplois qui tendent, comme chez nous, à demander une certaine mobilité. Matt-Esteb profite des plus petits tandis que nous discutons avec les adultes, surtout de la vie au Pérou et de l'école, bien sûr. A l'heure d'ouvrir ses paquets, il n'en croit pas ses yeux, et il ne lâchera plus sa nouvelle voiture de Police jusqu'au coucher ! Un grand moment de partage, dommage que nous n'ayons pu faire connaissance plus tôt, après six jours passés en ville, nous mettons les voiles demain : une grosse centaine de kilomètres dans le désert avant de remonter dans les montagnes, en direction de Cajamarca. A bientôt !

 

Commentaires

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  • marwane (mercredi, 05. décembre 2012 17:18)

    Bonjour stephanie

    Coment aller vous et Matéo estébanz sava lui aussi

    marwane aurevoir stephanie

  • marwane (vendredi, 30. novembre 2012 19:43)

    bonne aniversaire a matt- esteb

  • Danny (vendredi, 19. octobre 2012 18:10)

    trop mignon !! à croquer

  • Rom' (vendredi, 19. octobre 2012 06:01)

    La fête du Livre de Sainté : toujours un bon moment... à voir pour 2013 ou 2014 ! Sur liseuse, pourquoi pas, il me manque juste les contacts !

  • Dudu (mercredi, 17. octobre 2012 20:15)

    C'est sûr que votre bambino a eu un formidable anniversaire...ici c'était grand we fête du livre à Saint-Etienne ! J'ai pensé à votre prochain bouquin (peut-êtr sur une liseuse pour pouvoir y ajouter
    les photos et les vidéos !

  • classe de CE1 CE2 (mardi, 16. octobre 2012 09:07)

    bon anniversaire à Matt-Esteb!

  • Patone (samedi, 13. octobre 2012 13:50)

    Super la journée d'anniversaire de Matt-Esteb, et super de l'avoir partagée avec Rosa, une journée presque comme à la maison.
    biz à vous 3 et bonne route.

  • l'oeil du tigre (samedi, 13. octobre 2012 11:24)

    Une belle journée d'anniversaire pour notre petit , pardon GRAND héros !
    BONNE ROUTE , il va falloir se remettre à pédaler : pensées +++, soutien +++ et ...bises +++ !

  • will (samedi, 13. octobre 2012 10:56)

    happy birthday jeune aventurier. Ta classarde lily t'envoie un bisou

Le 11/10/12 : Chiclayo - Trujillo - Les civilisations pré-incas

 

Une toute petite étape de deux heures et nous arrivons à Chiclayo, auto-proclamée ville de l´amitié. Venant du Nord et passant par les faubourgs, on a plus l´impression d´être à Beyrouth au moment où il ne fallait pas y être plutôt que dans la cité des copains : terminé les bouches d´égouts béantes, il s´agit d´énormes trous, de montagnes de gravats, de pavés, de briquettes en morceaux, de sable qui jonchent la chaussée. Pas facile de se faufiler au milieu des chauffards et des monticules !

 

(...)

Commentaires

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  • Votre factrice CHANTAL (vendredi, 12. octobre 2012 22:37)

    c est que du bonheur de vous lire, vous me faites rever bisous a tous les trois

  • Matrat (jeudi, 11. octobre 2012 21:58)

    Un petit bonjour de l'Ardèche. On se régale à vous lire et vos photos nous permettent de nous évader.
    Vivement la suite...
    Plein de bises à vous 3.
    Marie et DD

  • Patone (jeudi, 11. octobre 2012 10:22)

    Bon le Pérou, "c'est pas le Pérou" semble t'il !! portant superbes photos. Difficile de choisir, il faut continuer à avancer et aller de découvertes en découvertes. L'accueil des gens semble assez
    difficiles ? Pourquoi ? c'est vrai que vous devez passer pour des extra terrestres, mais des gentils alors ! Allez courage et vous en avez pour continuer la route. On vous soutient biz à vous 3 et
    bon anniversaire à Mat Esteb, souffler ses 3 bougies au Pérou, la classe!!!

  • mamie coco (mercredi, 10. octobre 2012 10:08)

    La mamie coco pense bien a vous ,je souhaite un très bonne anniversaire a Mattéo-esteban je suis un petit peu en avance car j'ai anais et arnaud qui me guide.gros bisous et bon voyage.

  • nonette et cricri (mardi, 09. octobre 2012 16:25)

    Nous vous suivons depuis le début bravo à vous trois et surtout à Matt-Esteb.
    Bonne continuation

  • Les élèves de CE2-CM1de l'école du Centre (mardi, 09. octobre 2012 16:16)

    Bonjour, nous sommes la classe de CE2 CM1 de Christine BUGNAZET. Nous préparons nos messages de présentations que nous vous enverrons par mail très bientôt. Nous allons prendre tous les jours de vos
    nouvelles. Nous vous encourageons! A bientôt.

  • snip (mardi, 09. octobre 2012 10:39)

    Courage les amis ! Faut pas se décourager vous savez pertinemment que cette expérience vous enrichira énormément !
    La prochaine fois vous ferez un trip en kart tandem à pédales, le Cx sera bien meilleur !

  • l'oeil du tigre (mardi, 09. octobre 2012 00:59)

    quelle question! et comment y répondre ? "dents en bois....", c'est votre volonté farouche d'avancer qui formule LA réponse : ne pas choisir et faire face !Bravo pour le récit, Bravo pour l'aventure,
    Bravo pour toutes les émotions.
    bises +++ et toujours soutien +++ sous...votre "bonne étoile " !

Matt-Esteb sur une moto-taxi !