L´EQUATEUR

 

 

Pour avoir une idée du drapeau et de la forme du pays... Deux en un ! Steph est en train de faire une carte avec notre trajet, elle sera disponible bientôt dans le menu principal.

Matt-Esteb avec sa draisienne devant la porte de la ville

le 01/10/12 : Loja – Catamayo – Catacotcha

 

 

 

(...)

 

 

Nous voilà donc à Macara, après plus de 950 km depuis Quito, prêts à passer du côté péruvien. Bye bye, pour un temps, la cordillère. Nous allons tenter un bout de plaine, avant de remonter te voir, sous d'autres latitudes !

 

 


 

 

 


Commentaires

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  • Snip (mardi, 09. octobre 2012 10:21)

    Arrête de manger des produits à base d'oeufs périmés et non réfrigérés nom di diou !!!

  • elea (dimanche, 07. octobre 2012 10:50)

    bonjour c'est elea

  • elea (vendredi, 05. octobre 2012 08:02)

    Bonjour c'est Elea

  • Dudu (jeudi, 04. octobre 2012 19:05)

    Un vrai parcours des combattants (mais pour la bonne cause)...Merci pour le récit, la couleur locale et les photos ! Je joins Stéph par mail poour la radio dans quelques jours !

  • Elea (jeudi, 04. octobre 2012 17:16)

    Vous aller bien

  • zarfa (lundi, 01. octobre 2012 18:41)

    Le voyage équatorien a été plus éprouvant pour vous que pour nous ! Grâce à votre récit nous avons partagé et commenté vos efforts et vos découvertes depuis notre fauteuil... C'est un plaisir de vous
    lire. Toujours autant d'influx positif et d'humour. Bravo. Belles photos... nous fondons devant MER. Restez en bonne forme, évitez les "bombas". Et en route pour le Pérou et d'autres découvertes. Biz
    à tous les trois.

  • Patone (lundi, 01. octobre 2012 11:29)

    950 km à monter et à descendre !!! sacré physique (j'espère que l'épisode gastro est passé)et sacré mental et nous on se régale de vos récits!!! mais la route continue, ménagez la monture, elle
    souffre elle aussi. Bon courage biz à tous les 3

    a +

  • l'oeil du tigre (lundi, 01. octobre 2012 10:45)

    non pas un ...mais plusieurs films !!! on peut choisir autant d'approches que d'aventures contées... vous êtes incroyables , toujours aussi lucides et prêts à en découdre !
    BRAVO, et surtout COURAGE pour continuer cette magnifique aventure .
    Pensées positives +++, bises et soutien MAXI !

Atelier réparation en bord de route
Un bon petit cochon

Des Questions ? Postez-les ici !!

 

Plutôt que de répondre à chacun dans son coin, voilà une petite rubrique où vous pouvez poser vos questions (via le formulaire ci-dessous), et on y répondra... quand on pourra !

 

Alors s´il y a des choses que nous n´avons pas racontées et qui vous taraudent, n´hésitez pas ! Libre à vous !

 

A bientôt pour les réponses !

 

Steph, Rom´et Matt-Esteb !

 

 

 

Le 22/09 : Cuenca – Loja

 

(...)

 

Commentaires

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  • elea (jeudi, 11. octobre 2012 19:35)

    bonjour

  • elea (jeudi, 04. octobre 2012 17:22)

    Ce ca ce passe bien j'espere que vous allez bien

  • geraldine Brissot (samedi, 29. septembre 2012 09:41)

    Genial, pienso mucho en vosotros y espero que os lo paseis bomba!!! Besitos...

  • laghaouet wassym (vendredi, 28. septembre 2012 17:19)

    bonjour stefani ecque sa se passe bien

  • CE1 -CE2 du centre (vendredi, 28. septembre 2012 09:27)

    Chère famille,
    Nous avons lu votre blog. On est content que tout se passe bien et vous découvriez des nouvelles choses. Parfois, en vous lisant, on a eu peur pour vous (et surtout pour Matt-Esteb avec l'eau du
    robinet). On vous envoie nos portraits bientôt!(dès qu'ils seront finis...!)A très vite.

  • laghaouet wassym (jeudi, 27. septembre 2012 18:58)

    bonjour stefani

  • Patone (mercredi, 26. septembre 2012 13:31)

    Bien l'atelier réparation c'est l'histoire d'une crevaison qui n'en était pas une et celle d'une valve qui n'a peut être pas été refermée !!!! bon courage a +

  • Patone (mercredi, 26. septembre 2012 13:31)

    Bien l'atelier réparation c'est l'histoire d'une crevaison qui n'en était pas une et celle d'une valve qui n'a peut être pas été refermée !!!! bon courage a +

  • Rom´ (lundi, 24. septembre 2012 21:38)

    Je lui dis de ce pas, elle va être bien contente...
    Sur le vélo, nous parlons régulièrement de nos élèves, et de ce que nous allons mettre en place l´an prochain, les projets etc. Ils ont intérêt à être en forme les petits (et les ados !).

  • Dudu (lundi, 24. septembre 2012 21:30)

    d'après Mimi les petits CP ex de Stéph ont tous passé le mur du son (Stéph comprendra) Comme qoui, le boulot intellligent, ça vaut toutes les refondations....(commentaire perso) Bravo pour tout et
    merci pour le journal de bord passionnant !

  • Pam et Bobby (dimanche, 23. septembre 2012 21:55)

    salut à tous les 3. voici un coucou de fouilloux où nous avons fait la fête du village ce we. il a fait beau, l'ambiance était bonne on a mangé des grillades avec pomme de terre et sarasson.( bien de
    chez nous !!!!).
    nous espérons que vous allez bien, Hélène nous a montré les photos.....que de souvenirs!!!
    je vous enverrais des photos de la fête quand je serais sur l'ordi ( là c'est l'iPhone ).
    à bientôt sur le web

    Pam et Bobby

  • zarfa (dimanche, 23. septembre 2012 16:00)

    Quelle est votre consommation de liquide une journée d'efforts ? Vous réapprovisionnez-vous au cours de la journée, ou bien la prudence vous force-t-elle à transporter un poids supplémentaire
    important ?

  • Snip (dimanche, 23. septembre 2012 10:20)

    Et la condition physique est ce que ça va mieux qu'au départ ? J'ai l'impression en lisant entre les lignes que c'est beaucoup plus dur que pour l'Asie. C'est dû au poids du vélo qui a bien augmenté
    ou aussi au fait que vous n'avez plus 25 ans !?

  • Snip (dimanche, 23. septembre 2012 10:17)

    Comment se passe l'apprentissage de l'espagnol ? Vous faites des progrès ? M-E s'en sort avec quelques mots ?

Le 17/09 : Cuenca et cuy

 

72 km pour arriver à Cuenca, cuits (cuy ?) nous sommes. La ville, coloniale, est fort sympathique d'un point de vue architectural et culturel. De nombreux musées et expositions la jalonnent, et nous venons de découvrir les fameuses têtes réduites des indiens shuar. Curieux tout de même. Curieuse coutume, et surtout je ne peux m'empêcher de penser au premier qui a décidé de réduire la tête d'un gars qui ne lui revenait pas... Que s'est-il dit : « Tiens, je vais le décapiter, lui coudre les yeux et la bouche, enlever la peau du crâne, appliquer quelques traitements et mixtures pour que l'ensemble rétrécisse, puis le remplir de cailloux et de sable pour que la tsantza ait de nouveau sa forme originelle, couper un peu les cheveux » le tout prenant près d'une semaine... Après tout, sur la cheminée, ça fait un joli trophée ! On comprend cependant que les conquistadors espagnols aient été horrifiés par la pratique. Du coup, beaucoup d'entre eux ont fini ainsi après de sanglantes batailles...


Cuenca, c'est une ville ou beaucoup de touristes s'arrêtent, et l'ambiance est très différente du reste de l'Equateur. On trouve tout un tas de boîtes de nuit et de bars pour que les jeunes occidentaux s'enivrent, ainsi que tout type des restaurants qui permettent de faire une pause profitable dans les almuerzos et les meriendas quotidiens. Nous mangeons colombien, ce qui peut, certes, ne pas paraître très original pour le coin, il n'empêche que les galettes de maïs et la manière d'arranger les plats est une découverte pour nos palais en overdose de riz.

 

Et puis surtout, nous jetons notre dévolu sur le cuy, une spécialité du sud du pays : le cochon d'Inde grillé à la broche. D'une taille largement supérieure aux cobayes que l'on peut trouver dans nos jardineries, la bestiole passe plusieurs dizaines de minutes à tourner au dessus des braises. Farcie à l'ail et couverte régulièrement de sel, sa peau devient craquante et dorée à souhait, lui conférant un air, ma foi, bien appétissant. Bien sûr, en voyant cette énorme broche, proportionnellement à sa taille, rentrer par sa bouche et ressortir par... je ne vais pas faire un dessin ! on ne peut s'empêcher de lâcher un « bichette », voire un « beauseigne », si l'on est en manque du parler Gaga, du forez et du furan, de son eau froide se frayant un passage du Bessat à Andrézieux-Bouthéon et tellement peu calcaire qu'elle a permis aux forgerons stéphanois de tremper sans colorer tant de lames d'acier depuis des lustres. Rien à voir avec le cochon d'Inde, je vous l'accorde... la pensée est ainsi, vagabondant (sans avoir besoin de vélo!) d'idée en idée, passant du coq à l'âne (tiens d'ailleurs il faudra que je vous parle des combats de coqs !), et c'est à ce moment là que d'habitude un élève m'interrompt et me dit : « eh monsieur, pourquoi on parle de ça ? »

 

Arrivent donc sur la table deux coupelles de sauce : une qui arrache et l'autre... qui arrache encore plus, du mote (maïs bouilli), des pommes de terre et des œufs durs dans un bouillon, et en guise d'amuse-gueules, du maïs grillé et vraiment très salé. Je m'en sers une pleine main, tout en n'ayant pas vu qu'étaient dissimulées au milieu des graines, des gousses d'ail, elles aussi grillées ! Un léger haut-le-coeur et le nez qui pique, ce petit goût si cher à Henri IV va me poursuivre pendant les vingt-sept qui vont suivre...

Puis, dans un grand plat blanc, notre cuy coupé en cinq, la tête, et les quatre pattes. J'ai l'impression qu'il me regarde de travers... Ses deux longues quenottes du haut dépareillent avec ce qu'on a l'habitude de voir dans nos assiettes. Nous saisissons chacun un morceau, ne sachant pas vraiment par où commencer... Première constatation, l'animal est particulièrement salé. La deuxième n'est pas non plus très réjouissante : il n'y a presque rien à manger ! Quant à la troisième, parmi le peu qui est comestible, une bonne partie est du gras ! La viande est sinon plutôt bonne.

 

La plomberie du pays est souffrante. Tellement souffrante qu'on ne peut rien jeter, pas même du papier, dans les toilettes ; aujourd'hui, avec ces quantités astronomiques de chlorure de sodium, j'ai bien peur que ce soient mes artères et ma tuyauterie qui ne supportent l'hypertension qui guette !

 

Mangeant avec les doigts (sous les conseils du cuisinier) et triant peu à peu le peu de bidoche disponible, nous disposons le reste de carcasse dans un ramequin. Je me dis que le cuy irait parfaitement bien avec de l'artichaut : une montagne de déchets et rien dans l'estomac ! Par contre, ce qui est très pratique, c'est qu'après avoir mangé, enfin rogné, le quart avant, on peut se servir des trois griffes du petit pourceau pour retirer les saletés qui se glissent inéluctablement sous les ongles pendant le décorticage. Et après s'être allégé du sextuple du prix d'un mérienda, sur le chemin du retour à l'auberge, mes globules blancs flottent dans mon sang comme un bouchon dans la mer morte.

 

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  • marquet sylvie (mercredi, 26. septembre 2012 10:34)

    super de voyager à travers votre périple !!!! photos splendides, j'ai pris du retard sur la lecture de votre journal, je m'y mets de suite !!!! que de découvertes pour le petit loulou, à plus et bon
    vent !!!

  • l'oeil du tigre (lundi, 24. septembre 2012 20:27)

    atelier précaire mais...efficace !
    Joli cochon !
    COURAGE et BONNE ROUTE , on va invoquer les dieux du cycle pour que la mécanique soit au top ! prenez soin de vous, bises ++

  • Patone (lundi, 24. septembre 2012 10:29)

    C'est sur, c'est surement plus dur qu'en Asie, mais peut-on comparer? je ne me plaindrai plus moi dès que je dois monter une petite côte !!!!! mais quel plaisir au bout de la route de partager le
    quotidien des familles. Super stéph pour la carte à venir. Bon courage, allez st Etienne !!!!

  • nicole (samedi, 22. septembre 2012 22:30)

    coucou, pour Stéphanie je pense qu'elle me reconnaîtra (bien reçu ton mail ) un petit bonjour de ton chti'ts profitez bien de votre aventure et je vois que Mattéo-Esteban profite bien
    à très bientôt. bises

  • Rom´ (vendredi, 21. septembre 2012 17:30)

    Merci à tous pour vos messages et les nouvelles, et prenez soin de vous !
    Quant aux filles de 4èmes (oh les grandes !), soignez bien vos maths !!

  • Les anciennes filles de 5° de Notre-Dame (vendredi, 21. septembre 2012 14:07)

    Bonjour ! un petit coucou de Craponne sur arzon. On éspère que le voyage se passe bien et que vous reviendrez pour notre 3°. Bon courage et bonne continuation :)
    PS: Alors, on s'amuse bien sans les élèves ! Au revoir et à très bientôt ! vos anciennes élèves ( léa charlotte lauréline julie lucie océane marléne isoline et élodie ).

  • les bouchet (vendredi, 21. septembre 2012 13:23)

    Du bonheur à l'état pur
    Voilà ce que vous lire nous procure...
    Profitez de cette partie du monde peut-être plus stable qu'ici où une vidéo plus stupide que méchante déchaîne les "passions" des fils du prophète, où Charlie hebdo fait fermer des dizaines d'écoles
    et ambassades et où le ministre de l'éducation propose de faire du rien avec du déjà vu.
    Gros bisous ligériens

  • staron (mardi, 18. septembre 2012 16:53)

    suivons votre avancée sur portable et (petit futè)sommes a pertuis jusqu,a dimanche vous etes trop beau tous les trois coco nanard

  • patone (lundi, 17. septembre 2012 11:59)

    Bon appétit, rencontres humaines et rencontres culinaires, tout cela est bien riches, cela vaut le coup d'avancer, même si c'est dur dur dur.....bon courage

  • Aline (dimanche, 16. septembre 2012 11:41)

    Stef, après ça, on comprend mieux pourquoi tu étais la seule à aimer ton "fameux" gâteau aux noix!!!!

  • l'oeil du tigre (dimanche, 16. septembre 2012 09:33)

    Bon appétit !!! tous ces détails "culinaires"... très réalistes !!!
    Mais votre humour reste intact !!!
    Courage pour la suite,
    BONNE ROUTE, et bises ++++

Le 10/09: Ambato, mais à vélo !

D'abord, il s'agit de s'extirper de Latacunga, et ses ruelles étroites, pavées de gros morceaux de lave. Vu que nous sommes dimanche matin, nous bataillons beaucoup moins que pour notre arrivée : la largeur de la remorque ne nous permettait pas de nous faufiler entre les voitures.
Pour éviter de rouler sur la Panamericana, nous décidons de prendre, une fois encore, les chemins de traverse. Et si nous sommes tranquilles sur ces voies parallèles, elles ne sont qu'encore plus dures... Des côtes à 10%, que nous montons péniblement entre 4 et 5 km/h, et des descentes tellement raides que nous devons nous arrêter pour faire refroidir les freins ! Une vraie journée de galère, avec les cuisses qui piquent, sans pour autant se faire plaisir lorsque la pente s'inverse ! Notre surcharge pondérale est telle que malgré les freins les plus puissants du marché, nous n'avons d'autre alternative que celle de patienter, penauds, que le dot 5.1 retrouve une température d'utilisation nominale.


(...)

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  • Nico Steph Louise (samedi, 15. septembre 2012 22:53)

    J'ai fait une faute de frappe "aux chaud" au lieu de "au chaud" mais je n'arrive pas à corriger ! Désolée j'aurais dû relire avant de valider et non après !

  • Nico Steph Louise (samedi, 15. septembre 2012 22:47)

    Coucou, c'est super d'avoir de vos nouvelles. On est de tout coeur avec vous. On en avait aussi bavé à pieds (dans le canyon de Colca) mais ce continent est si surprenant et les paysages sont
    tellement magiques que vos efforts seront bien mérités. En attendant courage... Et je pense que c'est bien mieux que de corriger des copies aux chaud ou préparer ses cours. Si si ! Parole de
    maîtresse ! On vous embrasse très fort tous les trois.

  • zarfa (samedi, 15. septembre 2012 15:44)

    Même avec cet excellent récit, nous sommes sûrement loin d'imaginer totalement vos efforts ! Quelle belle rencontre avec Manuel et sa famille. Des bons moments passés avec eux au toboggan de toute
    une nuit, du chargement de patates à la dégustation d'ananas, quels souvenirs...
    Grand courage pour la suite. Nous attendons la suite de votre périple.

  • l'oeil du tigre (samedi, 15. septembre 2012 10:42)

    Que d'émotions dans ce récit passionnant! des frissons , des sourires et des rires ,les bonheurs et les doutes...tous les ingrédients d'une aventure ... "animée" !!! .
    Prenez bien soin de vous... soutien, bises et pensées +++++

  • will (vendredi, 14. septembre 2012 18:15)

    toujours aussi précis et érudit !!! bon courage !! y faudra peut être penser à la coca pour tenir le coup dans les montées.

  • l'oeil du tigre (vendredi, 14. septembre 2012 09:53)

    C'est une vigilance de tous les instants : éviter les obstacles divers et variés !!!
    Gardez l'oeil :) !!!
    Courage!
    bises et pensées positives +++

  • Patone (mardi, 11. septembre 2012 08:41)

    Nous faire de tels récits avec ce que vous endurez, vous êtes trop forts. heureusement il ya toujours de belles rencontres et il y en a au moins un qui semble s'amuser quoiqu'il arrive, c'est Mat
    Esteb. A bientôt et bon courage.

  • joal (lundi, 10. septembre 2012 22:04)

    OH, c'est fort!! vous êtes toujours etonnants dans votre énergie et ténacité pour surmonter les difficultés; vos sourires nous rassurent ..mille pensées pour vous accompagner bisous+++

  • Sabrina sabot (lundi, 10. septembre 2012 19:27)

    Vous êtes impressionnants! Stephanie tes chouchous étaient trop bons je te prendrai ta recette l'année prochaine. Bonne continuation et soyez prudents! Sabrina Sabot

  • snip (lundi, 10. septembre 2012 08:58)

    Top !
    Récit au poil Antrom !
    Continue comme ça tant que t'as la motivation !
    Bises à vous.

  • l'oeil du tigre (lundi, 10. septembre 2012 01:43)

    eh bien!!! c'est ce qu'on appelle une épopée !!!...mais toujours le coeur vaillant, et l'envie d'y aller qui "transpire"à chaque mot.
    tout simplement GENIAL !que le bon vent vous accompagne, et que votre bonne étoile continue de briller.
    bises et pensées ++

Le 06 Septembre : Un petit mot sur Matt-Esteb ou ce qu'est voyager avec un jeune enfant !

 

Comment préparer notre fils à un tel voyage : à l'étranger, avec une langue différente de la notre, pour une
 longue durée, et avec des us et coutumes bien différents de chez nous ?

Nous y sommes allés à tâtons (nous avons un peu et beaucoup fait au feeling, c'est certainement pas le top...
nous ferons mieux au prochain voyage ;-))

**Quelques mois avant le départ :
Lectures régulières de livres sur les enfants du monde (PEMF) et commentaires des photos.
Visionnage de ses dessins animés en Espagnol.
Achat d'un jouet "avion" et mise en scène autour du décollage/atterrissage, chargement des passagers et 
des bagages.
Observation du planisphère et de la mappemonde à la maison (pour situer notre pays, l'Amérique du sud et
 l'océan atlantique).
Rappel des vacances de l'année dernière (Pendant 15 jours, nous avons été jusqu'à Saint Nazaire en tandem 
et remorque et nous dormions en tente) pour les comparer avec ce que l'on va faire en Amérique de Sud.

**Quelques jours ou heures avant le départ :
Dire au revoir à toutes les personnes qu'il côtoie dans son quotidien (garder en souvenir une photographie 
qu'il consultera à son gré pendant le voyage).
Photographier et saluer tous les lieux qu'il affectionne.
Préparer et acheter avec lui le matériel que l'on utilisera.
Remplir un petit sac à dos de quelques voitures/tracteurs, carnet de dessins, crayons de couleur, jumelles.
Faire une place à son croco et à son matoo (ses doudous) dans la remorque (ils seront dans un sac 
spécialement conçu pour éviter d'être trop sales... merci Macotte !)
Emmener sa draisienne pour qu'il puisse, lui aussi, se fatiguer.

**Les premiers jours de l'autre côté de l'océan...
Dès notre arrivée en Équateur, nous avons vite compris que les enfants étaient "rois" et montés sur un piédestal. Tout le monde, les hommes comme les femmes, les jeunes, comme... les moins jeunes, leur porte beaucoup d'attention : file prioritaire dans les aéroports et les douanes, sucreries régulièrement données dans les magasins ou par les différentes personnes rencontrées, énormément de jeux dans les parcs, tout semble fait pour leur confort.

Tous les adultes et enfants que nous fréquentons portent de l'attention à Mattéo-Estéban, qui ne s'en plaint pas du tout évidemment :
La réceptionniste de l'auberge de Quito (Stéphanie) s'adressait à lui en utilisant différents adjectifs affectueux, criant son nom à tue tête dans le hall d'entrée... Matestéb' nous a dit que c'était son amoureuse !
Au parc, deux petites filles (Andréas et Mélanie) de 8 ans environ l'ont pris en charge pour lui faire faire, des dizaines de fois, une grande structure en bois où l'on grimpait, glissait et jouait avec l'équilibre... il était heureux, le petit gars !
Sur le bateau, aux Galapagos, tout l'équipage se souciait de lui, le taquinait, lui apprenait des mots espagnol, jouait à faire des grimaces et se battait pour lui fournir gilet de sauvetage et pour le faire grimper de ci de là. C'est encore à lui que revenait l'honneur de sonner la cloche qui annonçait un regroupement, il a pu passer du temps à conduire le grand bateau de jour comme de nuit, appeler au talkie walkie la panga (barque) lorsque nous étions sur une île ou encore la conduire lorsque nous étions en snorkeling.

Trop dur, la vie de petit garçon en voyage !!!

Nous rigolons bien, car ce petit bonhomme n'a pas la langue dans sa poche (il arrive même à épuiser ses grands-mères, c'est pour dire !), il a de bonnes sorties :
Dans l'avion, nous lui avons expliquer les règles de sécurité puisqu'il nous le demandait, notamment celle où l'on doit ramper pour ne pas s'intoxiquer avec les fumées et risquer de tomber dans les pommes. Du coup, quelques minutes plus tard, il nous dit « c'est moi qui vais tomber dans les fruits !»

Nous lui avons prévu une lampe de poche, il ne le savait pas et du coup à la première utilisation ce fut la grande fête. Le lendemain lorsqu'il l'a voulue, il nous a dit : "Donne-moi la poche de lumière, s'il te plaît !"

Alors que nous allions mouiller pour la nuit à l'abri d'une petite île de l'archipel des tortues, un catamaran est arrivé à nos côtés. Devant ce drôle de bateau Mattestéb a demandé ce que c'était. Quelques instants plus tard il sortit : "Ah, notre bateau alors c'est un catanoir !" (Il avait compris catamarron)


** Ce qu'il aime :
Manger sa banane tout nu lorsqu'il se lève de la sieste.
Faire de sa draisienne dans les rues et parcs.
Boire des biberons avec du yaourt et de l'eau.
Les oeufs sur le plat au petit-déj.
Jouer aux petites voitures et tracteurs sur le sable au milieu des lions de mer.
Regarder les photos de ses proches et de son environnement français sur notre ordinateur.
Boire du coca cola et des jus de fruits.
Dire "Oh la vache !" lorsqu'il y a quelque chose qui l'épate.
Dire "Bichette" lorsque certaines voitures sont abîmées ou certains animaux ne sont pas très en forme (Carapace de tortue esquintée par exemple).
Dire "Capitane" en associant le signe avec l'équipage du bateau.
Parler de tous ceux qu'il aime !

**Ce qu'il est en train d'apprendre :
A mettre son slip tout seul.
A marcher "longtemps".
A ne plus entourlouper ses parents.
A parler espagnol.
A manger tous les plats comme un grand !

**Ce qu'il aimerait avoir :
Une béquille sur sa draisienne.
Une voiture à pédales (il en a fait dans le parc à Quito)
Une seat, une fiat, une ford, une nissan...
Un manitou à sa maison.

Et une autre chose hyper pratique et importante dans sa vie : il est complètement propre... youpi !!!

 

le 02/09 : Quitter Quito

 

La veille du départ, un violent vent du nord souffle... De bon augure pour la suite. Nous passons la soirée à paqueter les sacoches et recharger batteries et autre petit matériel électronique. Le sommeil tarde à arriver : enfin nous allons pouvoir pédaler !

 

Réveil à 5h30 afin d´éviter au maximum la circulation. Après quelques détours dans la capitale, nous décidons de suivre la ligne de trolley-bus, qui devrait nous conduire vers la sortie sud de la ville. Il n´y a pas tant de trafic que cela, par contre les bus crachent vraiment une épaisse fumée noire, et nous avons bien du mal à éviter ces nauséabonds nuages. Matt-Esteb est dans sa remorque, et s´est déjà rendormi, malgré le vrombissement des moteurs aux feux rouges et les coups de klaxon.

 

(...)



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  • Jean-Pierre (lundi, 10. septembre 2012 11:21)

    Merci pour votre récit, si détaillé et passionnant. Votre Mattéo-Esteban s'est bien acclimaté, je vois, c'est super. Bravo et bonne continuation.

  • Chenaux (dimanche, 09. septembre 2012 21:03)

    Un petit coucou ! À vous trois j espère que tout ce passe bien sur la route des ameriques et surtout un petit coucou au petit 'Matt'good luck and Good road!bonne route a vous trois a bientôt le
    boulanger'bas en basset'

  • Danny (vendredi, 07. septembre 2012 18:11)

    + qu'impressionnant votre périple, mais je m'aperçois que Matt-Esteb est loin d'être impressionné lui !!vous êtes vraiment très courageux, prenez bien soin de vous.

  • Dudu et Mimi (mercredi, 05. septembre 2012 07:29)

    impressionnant...mais on connait votre courage et votre intelligence : donc bonne route (il sagit effectivement de trouver la bonne !

  • Sandra (mardi, 04. septembre 2012 22:24)

    Bravo, bon courage et merci pour le partage !
    Bisous à vous 3

  • willy (lundi, 03. septembre 2012 21:32)

    Courage pensez à ceux qui rentrent demain ;-)
    will

  • Myriam (dimanche, 02. septembre 2012 22:59)

    n'oubliez pas " sous les pavés la plage!" ,
    tienen 6 meses para pedalear,lo mejor es lo que vos ojos ven!
    Il faut bien vous entraîner...

  • juju (dimanche, 02. septembre 2012 21:48)

    bon courage les 3, on vous aime fort et on pense à vous!!juju et jaco

  • Patone (dimanche, 02. septembre 2012 14:42)

    dur dur le démarrage, mais ce n'est pas cela qui vas vous arrêter, des jours meilleurs sont à venir et de belles choses à vivre. Courage on vous soutient.

    PS La vidéo sur les galapagos à fonctionné mais pas aujourdh'ui ?

  • l'oeil du tigre (dimanche, 02. septembre 2012 13:36)

    ce n'est pas simple...
    Mais on connaît votre volonté farouche et opiniâtre !
    En avant!!!
    pensées et soutien ++++
    bises aussi.!+++...

  • zic (dimanche, 02. septembre 2012 10:12)

    Vous avez l'air d'en baver...Courage, il y a de splendides paysages à découvrir pour vous récompenser de vos efforts !

Le 01/09 :

 

 

Les vidéos sont sur la page Facebook tandazimut (lien di-dessous), c´est plus simple à gérer quand on a des connections moyennes... Donc si vous voulez revoir celle sur les Galapagos, cliquez sur le lien, et cherchez en fonction de la date sur FB !

Quito, vue d´en haut... pour une fois !

Quito coloniale, Quito Familiale ! (le 28/08/2012)

 

La capitale de l'Equateur, perchée à 2800 mètres quoique tapie au fond d'une vallée andine, compte 1,5 million d'habitants. Pourtant, quand on la contemple d'un peu plus haut, c'est à dire de l'un des très nombreux sommets à plus de 4000 mètres qui l'entourent, on a une impression d'étendue sans fin. C'est peut-être dû au fait qu'il n'y a que très peu de constructions hautes, et par conséquent, les petites maisons des Quitenos s'éparpillent le long d'un axe nord-sud, et gagnent même les premières pentes des volcans alentours, grignotant les vertes prairies et pâturages. Les escaliers pour monter à ces demeures couleurs pastel, où la tôle ondulée rend de bons et loyaux services, sont alors bien raides, et on imagine mal une personne un peu âgée les emprunter sans mal.

Beaucoup la disent polluée. Certes, c'est une capitale, et les carburations insuffisantes pâtissent du manque d'oxygène à de telles altitudes, provoquant panaches noirs de petites particules et probablement de monoxyde de carbone, mais par rapport à de nombreuses villes asiatiques, nous ne nous plaignons encore pas.

Les commerces et les habitations ressemblent souvent à de petites forteresses ; entourés de hauts murs, eux-mêmes surmontés de tessons de bouteilles, de barbelés, voire de clôtures électriques, on n'a pas toujours un sentiment de sécurité lorsque l'on se balade en ville. Pour pénétrer dans l'auberge où nous sommes actuellement, il faut d'abord passer une première porte métallique, qui ne s'ouvre que lorsque le réceptionniste a jeté un œil au travers du visiophone. Après quelques marches se présente une grille soudée de larges tubes carrés, et enfin une porte vitrée, également pilotée électroniquement !

Pourtant, nous passons actuellement beaucoup de temps en ville, dans les différents parcs et espaces verts, pour visiter ou bien pour que Mattéo-Esteban puisse se défouler sur les aires de jeux bien mieux équipées que celles que l'on peut trouver en France. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les gens sont vraiment charmants, qu'ils soient petits ou grands. Ils viennent naturellement échanger un petit mot, un sourire, et il est même arrivé qu'une petite fille jamais vue auparavant vienne s'asseoir sur les genoux de Stéphanie et lui passer le bras autour du coup ! Matt-Esteb ne compte plus ses nouveaux copains et les courses poursuites sur les toboggans ou les rigolades sur les tourniquets et les balançoires conçues pour recevoir jusqu'à huit enfants en même temps, dans une large corbeille tressée de cordes. L'entrée en matière avec un inconnu est également très amusante : les formules de politesses abondes, et on sent un fort respect envers l'Autre. Il nous est donc très agréable et reposant de rester de longs moments dans ces espaces verts, surpeuplés le week-end par les familles qui viennent jouer au foot ou à l'écuavolley (j'expliquerai plus tard!), manger des brochettes de saucisses-poulet-banane plantain, siroter des jus de fruits frais et surveiller les plus petits déambuler ou louer une voiture à pédales.

Et que dire du dimanche ! C'est le jour d'el ciclo passeo ! Toute la vieille ville ainsi que l'immense avenue amazonas sont fermées à la circulation pour permettre aux cyclistes de rouler et flâner en toute sécurité ! Ce qui donne un parcours de plus de 26 km (donc 52 aller-retour) sans automobile, où tous les kilomètres des groupes de musique s’exhibent, tous les 500 mètres un petit marchand propose jus ou fruits coupés, et où régulièrement de l'assistance est proposée. Quelle belle manière de découvrir la capitale, en compagnie de citadins heureux de tourner les jambes en toute sécurité (attention tout de même aux bouches d’égout béantes et aux milliards de petits morceaux de verre qui ne demandent qu'à pénétrer un pneu pour en percer une chambre à air...).

Pour terminer sur Quito, la vieille ville de style colonial, avec ses ruelles pavées, ses grandes places et son animation valent le coup d’œil. Après notre première sortie vélo pour el ciclo passeo, nous avons continué notre acclimatation en empruntant le téléphérique qui monte sur les flans du volcan Pichincha jusqu'à la Cruz Loma à 4100 mètres d'altitude. Nous y avons passé la matinée à crapahuter sans souci, et nous comptons partir pour le sud mercredi matin très tôt, pour éviter un maximum de circulation.



Tortues géantes

Lonesome George (derniers compléments sur les Galapagos)

 

Tout visiteur des Galapagos ne peut rester insensible à l'histoire de Lonesome George. Qui est ce loustic ? Une tortue ! Symbole de la conservation des espèces et des efforts, parfois vains, déployés pour sauver ce qui ne peut plus l'être.

C'est en 1971 qu'un biologiste américain (Joseph Vagvolgyi) faisant des recherches sur les escargots (si si!), tombe nez à nez avec une grosse tortue sur l'île de Pinta. Il en prend une photo, puis retourne à ses gastéropodes, sans être conscient de la découverte qu'il venait de faire. Cette tortue géante était en fait le dernier représentant de son espèce, décimée pendant des décennies par les corsaires et autres baleiniers. Pourquoi ? Parce qu'un animal de ce genre peut rester près d'un an sans manger, faire jusqu'à 250 kg (belle réserve de viande), conserve une bonne quantité d'eau dans son corps et ne se rebelle que peu au fond d'une cale ! Que d'avantages pour les marins au long cours !

Notre Georges a été transféré au centre de recherche Charles Darwin et on a passé ces 40 dernières années à essayer de le faire s'accoupler avec des femelles, non pas de sa sous-espèce, puisqu'il en est le dernier représentant, mais de sous-espèces proches, ''ADNement'' parlant. Gay ou feignant, il a fallu 35 ans pour qu'il féconde enfin deux femelles ! Gagné ? Et non, perdu, les œufs se sont avérés non viables. Perdu définitivement ? Plutôt, vu que notre Lonesome George a quitté notre belle planète il y a deux mois à peine, et est aujourd'hui aux Etats-Unis pour se faire embaumer, avant de revenir sur ses terres pour être exposé. On a entendu parler d'un programme qui consisterait à sélectionner des couples de tortues, proches génétiquement, pour finalement refaire naître des petits de cette sous-espèce -un peu comme on l'a fait pour créer les races de chien il y a un peu plus d'un siècle- reste à savoir si jouer avec Dame Nature portera ses fruits...

 

En ce qui concerne la flore, là encore nous pourrions vous raconter des tonnes d'histoires, concernant l'évolution et l'adaptation des plantes sur ces îles. Le temps imparti à l'écriture de ces lignes n'étant pas extensible, nous nous concentrerons sur les cactus de lave (voir photo) et ces énormes cactus qui forment des arbres de plusieurs mètres de haut.



Le 25 août, retour des Galapagos

 

Nous voilà rentrés d'une formidable semaine de découvertes sur cet archipel tout bonnement incroyable. Nous n'allons pas vous ennuyer à raconter au jour le jour, voici donc quelques points développés ; j'essaierai de compléter dans les jours qui viennent !

 

L'Archipel : situé à 1000 km des côtes de l'Equateur et 1100 km de celles du Costa Rica est planté en plein Pacifique. Il est composé de douze grandes îles, de douze îlots et une multitude (plus d'une centaine) de rochers dispersés sur près de 8000 km². Pour simplifier la tâche, les îles ont toutes plusieurs noms, souvent trois et parfois dix ! Le nom donné par les espagnols, celui des Anglais (Darwin et compagnie), et le nom équatorien. Par exemple, Floréana se fait aussi appelée Santa Maria ou encore Charles (oui oui, de Darwin). Donc quand on arrive dans un lieu qu'on ne connaît pas, qui comporte des dizaines des cailloux émergés et que chacun porte trois noms... pas facile de s'y retrouver ! Cinq de ces îles sont habitées, les autres sont des espaces protégés, ou des animaux de toutes sortes reprennent possession des lieux, on verra pourquoi plus tard.

Les îles ont probablement été formées par un point chaud, ce qui explique très bien pourquoi elles n'ont jamais été rattachées à un continent, mais très mal comment elles peuvent être peuplées par des reptiles qui ne savent pas nager. On voit mal les fameuses tortues terrestres de 250 kg traverser un bout d'océan de 1000 km à la nage. Mais bon, là aussi, on en reparlera plus tard.

Les plaques tectoniques, dans ce coin de la planète, se déplaçant vers le sud-est, les îles les plus anciennes sont donc celles qui se situent... au sud-est ! Espanola aurait plus de trois millions d'années alors que Fernandina moins de 750 000 ans, ce qui ne donne pas beaucoup de temps sur le papier aux espèces pour s'adapter comme elles l'ont fait.

Volcaniques, bien entendu, elles sont principalement composées de basalte, ce qui donne cet aspect très noir du sol. Il s'agit d'un volcanisme effusif (de la lave qui coule) et non explosif, qui confère une allure arrondie aux sommets plutôt que d'être des cônes pentus et pointus ; quoiqu'en certains endroits, avec l'érosion, là aussi on a tendance à se mélanger les pinceaux.

Mais le plus rigolo reste à venir, laissez moi le temps d'écrire et d'uploader quelques photos !

 

La faune sous-marine

Chaque jour, nous passions deux heures environ à barboter avec  masques et tubas au milieu des poissons tropicaux "classiques" mais toujours aussi colorés, des raies géantes, et également des requins de récif (à pointe blanche), requin marteau (entre'aperçu seulement), tortues, et surtout les otaries à fourrure et les excessivement joueurs lions de mer.

Notre bateau nous approchait des spots les plus spectaculaires, et nous n'avions plus qu'à observer tout ce petit monde. Par contre, les forts courants qui sévissent dans le Pacifique n'ont pas toujours été franchement faciles à dompter !

 

Voici quelques photos des petites bêtes qui vivent dans l'eau, même si les lions de mer et les iguanes marins font également de longs séjours sur les plages ! Afin de pouvoir les télécharger sans trop de problème, je les ai beaucoup compressées, et il y a parfois des pâtés de pixels... Je compresserai moins la prochaine fois !

 

Et dernière chose, vous m aviez demandé de quoi insérer des commentaires, voici qui est possible !  Dans le champ "nom", un pseudo suffit.

 

Commentaires

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  • Patone (dimanche, 26. août 2012 13:52)

    extraordinaire prologue à votre périple, merci pour ces explications et la découverte d'un autre monde.

  • snip (dimanche, 26. août 2012 18:14)

    Magnifique photos !
    Comment réagit M-E en voyant tous ces animaux ? Il n'a pas peur de iguanes ?

  • l'oeil du tigre (dimanche, 26. août 2012 20:23)

    Belle entrée en matière !
    Une sorte de paradis terrestre...
    Encore un peu de repos avant les premiers coups de pédale ?
    haut les coeurs !!!

  • Danny (lundi, 27. août 2012 16:22)

    Coucou bonjour,
    Magnifique début de voyage. Mat. super mignon qui a l'air de n'avoir peur de rien, blazé même ... bravo bravo !! Bel iguane qui doit surprendre en face à face non ? les pattes bleues jamais vu c'est
    extraordinaire !!Bizzzzzzzzzzzz à ts 3

  • Jean-Pierre (mardi, 28. août 2012 19:08)

    Vos photos sont d'une qualité exceptionnelle et vos commentaires très instructifs. Bravo.

  • l'oeil dytigre (mercredi, 29. août 2012 09:48)

    ouahhh!!! super la vidéo !!!on y est !!!
    génial, merci pour le partage,et bonne route!
    pensées ++
    biz, biz,biz.

  • karima (mercredi, 29. août 2012 22:43)

    Fabuleux, fantastique...
    Bisou Steph Karima

  • coco nanard (jeudi, 30. août 2012 18:38)

    superbes photos matesb a l'air trés a l'aise bisous

Les oiseaux et les bébêtes qui restent à terre

 

Parmi les plus spectaculaires, les fameux fous à pieds bleus, qui sont accusés (à mon grand désespoir) d'être ridicules lorsqu'ils font quelques pas de danses pour séduire leur belle. Certes, les mouvements sont... étranges, ils se balancent sur un pied, et l équilibre devient alors hésitant, mais ne sont-ils pas extraordinaires avec leurs pattes flashy ?

On rencontre également leurs cousins, les fous à pieds rouges et les fous de nazca, nettement moins amusants. Remarquable également les frégates, notamment celles qui ont cette énorme poche de peau rouge qui se gonfle, toujours pour impressionner madame. A noter que les compagnes ne choisissent pas leur partenaire en fonction de la taille de cette baudruche surdimensionnée, mais plutôt en fonction de la durée pendant laquelle le mâle peut la faire se balloter avec véhémence de droite et de gauche, preuve alors de sa force ! Ces oiseaux sont des clepto, c est à dire que trop feignasses pour aller chercher à manger, ils préfèrent attendre que d autres le fassent pour eux, et c est à ce moment là qu une course poursuite s'engage, les frégates harcelant leur proie (y compris dans les airs) pour la faire vomir, et manger ce que l'autre n'a pu garder dans son estomac...

Enfin, pour les volatiles, un petit mot sur les albatros. Ils restent avec le même partenaire durant toute leur vie ; cependant, il arrive que la femelle soit fécondée par un autre mâle, et le couple décide alors de garder ou non l´oeuf (tiens, je viens de trouver comment faire des ´, ça manquait, tout comme la cédille... pas encore pour tout de suite celle-ci !).

 

Concernant les reptiles terrestres, les plus étonnants sont les iguanes (à ne pas confondre donc avec les iguanes marins) et les tortues (même remarque). Bon alors, je ne compte pas tout dévoiler ici (ben oui, si on refait un bouquin et qu´on dit tout à l´avance... ce ne serait pas drôle !!), de plus quelques recherches sont en cours, histoire de ne pas écrire de bêtises (!), merci d´ailleurs aux libraires et librairies de Quito, bien achalandées - reste que cela nous fait du poids en plus... Bref revenons à nos moutons, enfin nos iguanes et tortues, et revient donc la fameuse question, que font-ils ici alors que la génetique d´aujourd´hui affirme que les espèces terrestres de tortues et d´iguanes ne peuvent être une évolution des marines - que l´on imagine plus facilement traverser l´océan depuis le continent. Une des théories, probablement la plus en vogue en ce moment serait que ces reptiles terrestres seraient arrivés par la mer, mais sur un bout de terre ou un tronc d´arbre... Mouerf, vous n´êtes pas convaincus, moi non plus. Je vois bien une tortue de 200 kg faire 1000 km (si elle est allé tout droit !) dans le Pacifique, sur un tronc, ou encore sur un lopin de terre.

Apparemment, des marins hollandais ont rapporté avoir vu dans ces eaux des terres, sortes d´îles flottantes... (on sait aussi que nos amis Hollandais ne fument pas que des cigarettes... héhé) Alors ? Sachant que ces reptiles peuvent rester plus de 10 mois sans boire ni manger, que les calculs montrent qu´un gros morceau de bois peut ne mettre que 3 semaines pour parcourir la distance séparant le Chili des Galapagos si les courants sont profitables, finalement, tout reste ouvert... Et surtout, on n´a pas beaucoup d´autres idées !!

 

 

Commentaires

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  • Patone (dimanche, 26. août 2012 13:57)

    quels animaux extraordinaire et trop top les explications. je réserve déjà le futur bouquin. Bon fini les vacances il vas falloir pédaler maintenant, bon courage à suivre .....

  • Luc lemonnier (mercredi, 05. septembre 2012 23:56)

    Tout au long de "l'Asie vue du ciel" j'ai voyagé et rêvé....
    Je suis votre périple au grès des publications .....
    Comme un merveilleux livre il me tarde de vous lire pour suivre ces héros en Amérique du Sud .bon courage à vous trois.
    Ps: petite précision je suis le coiffeur de votre papa à eaubonne.

Le 16/08 : Encore des preparatifs !

 

Pour commencer, j·ai un clavier sans accent, un qwerty avec des ññ et des ¿¡, donc il risque d·y avoir quelques fautes de frappe - je suis attentif, promis !

 

Aujourd·hui, ce sera vite fait, pour la bonne et siñple raison, que le remontage du tandem et de la draisienne ont mange une journee commencee tardivement, par un long et délicieux petit-dej... Papaye, petites bananes, jus d·ananas (tiens je viens de découvrir comment faire des accents, youpi !). Ensuite, ce fut directon la banque, en taxi, pour récupérer de quoi payer le séjour aux Galapagos. Pas très rassurés d·avoir autant d·argent sur nous.

Disons que les gens ne nous mettent pas trop en confiance, insistant pour ne pas traîner dans les rues après 17h, de prendre des taxis etc. Pourtant, les premières rencontres sont franchement sympathiques. Après notre casse à la banco de Guayaquil, nous sommes partis dans un immense parc engazonné, pourvu de dizaines de jeux en bois pour bambins. Nous avons laissé le nôtre gambader, et ni une ni deux, il s·est fait deux copines, bien plus vieilles que lui, aui l·ont emmené, fait grimper, glisser, escalader, toujours en souriant. Lui les appelaient : "venez les filles, venez !", et lorsque l·une d·elle répondait, en espagnol bien sûr, il se mettait à prononcer du charabia...

Nous aussi avons discuté (enfin... écouté), avec les parents et grands-parents surveillants tous ces enfants. Chose étonnante, aucun pleur dans toute l·après-midi, et les enfants se montrent très respectueux, aussi bien des personnes présentes, que du matériel ou de l·ordre de passage lorsqu·ils faisaient la queue au plus grands des toboggans.

De retour, il a fallu redémonter un bout du tandem (je craque !) pour le stocker dans la cave de l·auberge, vu Que nous partons demain sur les traces de Darwin ! Alors peut-être que nous ne donnerons pas de nouvelles avant 8 jours !

 

PS : Les photos arriveront bientôt !

 

 

Le 15/08 : l'arrivée en Equateur !

 

Couchés vers 1h du matin pour mettre un point final aux derniers préparatifs, nous nous levons à 2h30, pour être à Satolas à 5h00. A 2h45 je réveille Mattéo-Esteban qui est déjà tout sourire et n'a qu'une hâte : prendre l'avion !

Passons sur le fait que les parkings de l'aéroport en travaux nous font faire un bon bout de trajet chargés comme des baudets et sur la coupure électrique générale alors que nous enregistrons le tandem. Petit moment de doute tout de même: si cette panne dure trop longtemps, la correspondance à Amsterdam va être compliquée !

Bref énormément de monde en Hollande, peu de temps pour traverser tout l'aérogare avec les bagages à main et le petit dans les bras pour gagner du temps (20 minutes en utilisant les tapis roulant !), de longues files d'attente à la douane et aux contrôles, et notre avion part en retard.

Dans notre zinc, Matt-Esteb ne dort que très peu mais est resté de bonne humeur, scrutant au travers des hublots, posant mille questions sur chacun des bruits.

Puis, onze heures plus tard, l'approche de l'aéroport de Quito... Un grand trou d'air nous fait chavirer le cœur. Quelques sourires sur les têtes des passagers, avant qu'un deuxième, puis un troisième poussent les uns à rire les autres à crier. Mais le 4ème, toujours aussi impressionnant (d'autant que le sol n'est plus très loin et les 450 km/h affichés sur l'écran suffisant pour faire une belle bouillie), ne fait plus rire que notre fils ! Autour de nous, les voyageurs restent cois, voire émettent des sons plus ou moins sourds à chaque secousse. L'avion tangue, et on arrive même à se demander si l'extrémité de l'aile, qui gigote comme un roseau un jour de mistral (un jeunet un jour de burle ?), ne va pas toucher le tarmac. Finalement, au moment où l'avion pose ses roues arrière, de cris de joies et des applaudissements traversent la cabine.

Nouveaux papiers à remplir, nouvelles files d'attente, la journée est interminable... Reste à récupérer toutes nos affaires et à charger tandem et remorque sur le toit d'un van, direction l'Auberge Inn.

Les cartons sont un peu abîmés, il y a un trou au travers duquel on voit maintenant les roues de la Chariot. On verra demain s'il y a du bobo, là il est 1:30 en France soit 18:30 heure locale, et je n'ai dormi qu'une heure et demie sur les dernières 48 heures. Alors juste un mot sur le (très) peu que nous venons de voir.

Les gens sont assez souriants, polis, et aimables, même à l'aéroport et même les douaniers ! Les quartiers traversés proposent tous les services et matériels que nous pouvons trouver chez nous. Certes, il y a un peu plus de vétusté. Il ne fait que 17 degrés, mais ce que nous avons très vite ressenti, c'est le manque d'oxygène. Monter les escaliers avec les bagages nous a lessivés, le cœur battant comme si nous venions de sprinter ! Il va falloir s'acclimater avant de partir faire des kilomètres !