04/03/2013 : derniers jours en Argentine

 

Petite journée de repos, que nous mettons à profit pour faire le plein de minéraux et nous réhydrater après les derniers jours passés à pédaler en pleine chaleur. Depuis quelques nuits, l'angoisse dans la tente est de se retourner ou de s'étirer sans prendre de crampes aux quadriceps ou aux ischio-jambiers. On les sent poindre, prêtes à raccourcir les fibres et les mettre en boule dans une vive sensation de douleur. Alors même en pleine nuit, les mouvements sont calculés et progressifs. Sans parler de la sensation de jambe en bois et la pénibilité de s'accroupir. Petit manque de potassium que nous avons du mal à combler, tant le chocolat est tristement absent de ces contrés, et les bananes bien moins abondantes qu'en Équateur.

 

Dans le parc national Léoncito, nous apprenons qu'il y a en fait deux observatoires. Nous nous hâtons donc de monter, en empruntant d'abord une route goudronnée au dénivelé non négligeable, puis une piste dont la pente n'en est que plus importante. Les rangers nous accueillent, nous donnant les règles de vie dans le parc et nous mettant en garde contre la potentielle présence du puma. Le gros chat rôde dans les alentours, et nous recevons les consignes de sécurité élémentaires si nous venions à tomber nez à nez. Ne pas tourner le dos, agiter les bras au dessus de la tête, faire du bruit, garder les enfants à vue... et ne pas paniquer !

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Commentaires

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  • PATONNE (mercredi, 20. mars 2013 13:22)

    on se croirait dans un film d'INDIANA JONES, sauf que là ce n'est pas du cinéma. quel ténacité rien ne vous arrête. bon courage pour la suite. Pour nous monter à 3000m en télécabine c'est déjà
    l'aventure alors en tandem avec un charette et un enfant c'est , je ne trouve pas les mots.

  • dudu (lundi, 11. mars 2013 20:37)

    Vous connaissant un peu, ça ne m'étonnerait pas que vous vous fassiez d'autres 3000... Bravissimo pour les exploits sur la route et pour le récit qui nous fait vivre à vos côtés (enfin...presuqe...)
    !

  • jo/al (dimanche, 10. mars 2013 10:22)

    l'intensité des embuches traduit la ténacité et le courage qui vous representent; mille pensées et bisous jo/al

  • AL (mardi, 05. mars 2013 14:29)

    Profitez de ces montagnes et de l'effort qui va avec, dans 6 mois elles vous manqueront.

  • l'oeil du tigre (mardi, 05. mars 2013 10:48)

    Toujours ce mélange de frissons et de sourires...
    L'aventure, souvent énorme ... face ...aux...dimensions humaines !!!
    Et le courage et la détermination ...
    Bonne route pour la suite,
    pensées et bisous +++

Le 13/02/13 : Rios en colère

 

Les pré-Andes, voilà vers quoi nous nous dirigeons, alors que le soleil inonde la large vallée de San Juan, la transformant en étuve. Nous avons bataillé ferme pour avoir un bout d'information sur la route. Celle que nous montre notre carte est sous les eaux depuis la construction d'un barrage. Nous avons le choix entre la 40 qui descend vers Mendoza, qui nous promet chaleur, monotonie et probablement circulation, et une route de montagne, déserte et désertée, plus tranquille quoique plus difficile. C'est celle-ci qui remporte nous deux suffrages à l'unanimité. Quelques villages ont l'air de parsemer le chemin jusqu'à Callingasta, et nous partons sereins.

 

Après soixante-quinze kilomètres, premier village, Talacasto, abandonné il y a bien longtemps, lorsque le train construit par les Britanniques a cessé de fonctionner. Les sept ou huit magnifiques maisons en pierre s'en retrouvent toute penaude, d'autant qu'elles ont été spoliées de leurs fenêtres et de leur toiture, les charpentes métalliques étant sciées au ras des murs. Dans toute la partie du pays que nous avons traversée, des rails obsolètes jalonnent les déserts et les montagnes, témoins d'un vaste réseau passé. Les ponts sont souvent écroulés, et les gens viennent se servir lorsqu'ils ont besoin d'un bout de ferraille. Ainsi, certains de nos hôtes ont construits leurs toits exclusivement avec des rails ! Pratique pour la planéité !

 

Seule une famille continue d'y habiter, car, à l'intersection de deux routes, elle vit de la vente de quelques sandwichs et boissons aux chauffeurs impatients, qui ne peuvent attendre San Juan. Idéal pour nous, d'autant qu'on nous propose une pièce pour la nuit, et vu la violence de l'orage du début de soirée, elle nous évite une belle galère, à ramer dans la tente au milieu du pré.

 

Concernant la suite de la route, nous interrogeons aussi bien cette famille que ceux qui en viennent, et les renseignements, une fois encore, sont tout ce qu'il y a de plus contradictoires. Certains affirment qu'il y a plusieurs villages où se ravitailler, d'autres qu'il n'y a absolument rien ! Crispant... On n'a pas envie de finir lyophilisé dans un fossé et de jouer les Difunta Correa ! Alors c'est avec un maximum de réserves d'eau, sachant que celle de Talacasto est immonde, que nous allons.

 

Bien nous en a pris, car il n'y a rien du tout... à part un col à deux mille deux cents mètres et des orages qui se profilent. Les montagnes se cachent derrière d'épais rideaux blancs, de grêle ou de pluie, accompagnés d'éclairs qui viennent impacter le sol. Nous sommes moyennement rassurés, d'autant que deux pick-up qui travaillent dans des mines nous croisent et nous arrêtent pour nous annoncer un déluge un peu plus loin... Que faire? Demi-tour ? Impossible, nous n'aurons jamais assez d'eau. Nous décidons de continuer tout en essayant d'arrêter un camion qui pourrait nous charger. Sauf que sur les deux heures suivantes, pas un véhicule en vue ! Coup de chance, nous passons entre les orages ; entre le dénivelé et les vents, nous mettons cinq heures quarante-cinq pour arriver au village de Pachaco, où nous comptons faire le plein d'eau, tout en étant impliqués dans une sanglante bataille contre de voraces moustiques. Si nous avons l'avantage de la taille et de la puissance, ils ont celui du nombre. Et tandis qu'on en s'éclate un sur la main, une dizaine d'autres en profitent pour effectuer une saignée dans le cou ou vers les chevilles !

 

Depuis le barrage construit il y a quelques années, Pachaco ne compte plus une âme qui vive, seulement quelques ruines et... une caravane dans laquelle croupi un policier. Il passe trois jours par semaine dans cette petite boîte en décomposition, alimentée par quelques panneaux photovoltaïques, une bouteille de gaz pour une kitchenette et quelques bonbonnes d'eau. Pour se laver, il attend de rentrer, pour les toilettes, il va voir Dame Nature et pour le transport depuis San Juan (cent trente kilomètres), il peut compter sur son pouce levé. En poste depuis une trentaine d'année, il est connu comme le loup blanc par les habitués de cette route, et il reçoit quelques cadeaux dans la journée, raisin ou glace, qu'il partage bien volontiers.

 

A la vue de Matt-Esteb dans la remorque, il nous interdit de continuer. La route a été emportée en plusieurs endroits, et sur certaines zones, gadoue, pierres et sable forment un matelas de plusieurs mètres de long sur une soixantaine de centimètres de haut. Sans compter les morceaux de montagne qui dégringolent depuis les parois abruptes qui viennent piler le bitume. Les Andes sont franchement surprenantes, capables de phénomènes climatiques, géologiques, météorologiques aussi soudains que puissants. On s'y sent vraiment petits, à la merci du moindre caprice de la montagne...

 

Nous n'allons pas contre la volonté de notre nouvel ami, même si nous avons encore un peu d'adénosine triphosphate dans les muscles. Ce n'est pourtant pas le repas du midi qui nous en a chargée, celui-ci s'étant résumé à des tartines de pain à l'huile d'olive : nous réalisions un peu tard que nous serions peut-être un peu court en nourriture si nous venions à rester bloquer à cause de la météo. Par contre, les petites pastilles offertes par un sponsor, que nous gardions en secours en fond de sacoche, des électrolytes et de la caféine, nous ont donné un sacré coup de boost, d'où cette envie de continuer...

 

La fin d'après-midi en sa compagnie est des plus agréables. Il nous prête sa petite gazinière, ce qui nous évite la corvée de bois pour la popote et nous remplit nos bidons d'une eau limpide et sans goût, parfait !

 

Dans la nuit, une machine est passée pour nettoyer le gros des dégâts, mais nous pouvons tout de même constater la violence du phénomène. De gros cailloux jonchent la chaussée, des monticules de terre ont été poussés sur les bas-côtés. Nous pouvons slalomer. Par endroits cependant, des rivières de boue traversent le macadam. Quelques voitures attendent, ayant peur de rester coincer au milieu. Or, les pluies perceptibles sur les sommets environnants font grossir le torrent à vue d’œil, créant un nouveau bras qui s'avance vers nous. Nous n'hésitons pas longtemps et fonçons, de la glaise liquide jusqu'aux tibias, cahotant, poussant de toutes nos forces pour ne pas s'éterniser dans cette situation qui ne fait qu'empirer au fil des secondes. Tout le bas du vélo, des sacoches et de la remorque est recouvert d'un nappage semblable à du chocolat, on en rigole une fois de l'autre côté de l'alluvion ! Nos chaussures sont imbibées, et nos jambes recouvertes. Sans le vouloir, nous utilisions la technique de l'hippopotame : ainsi recouvert, les rayons du soleil et les moustiques ne peuvent plus nous atteindre !

 

Callingasta, puis Barreal, où nous essayons d'organiser une visite de l'observatoire astronomique. Toujours autant de mal à trouver des informations... à priori, ce n'est pas possible. Je crois que je suis maudit des observatoires... Au printemps dernier, j'ai emmené mes élèves sur les hauteurs de Toulouse pour admirer soleil puis étoiles, nous avons eu de la pluie sans cesse et rien vu du tout. Un peu avant, nous avons été bloqués par le Dakar pour celui d'Amaicha, et voilà maintenant que celui-ci est plein... Agaçant ! Pour faire passer la pilule, nous avons le plaisir et la surprise de voir Gaston et Hébé nous rejoindre, en 504, à plus de mille deux cents kilomètres de chez eux !

 

 

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  • Renée Verdier et Norbert Pouderoux (jeudi, 28. février 2013 10:57)

    merci de votre réponse. Lorsque vous serez à Buenos Aires, vous pourriez également aller dans le delta fluvial de Tigre, voir les canaux. Transports en commun possible, ainsi que logement sur
    place.
    éventuellement passez également un jour ou deux en Uruguay, à Colonia, bateau tous les jours à partir de Buenos Aires.

    Bises Renée

  • Renée Verdier et Norbert Pouderoux (vendredi, 22. février 2013 16:09)

    bonjour, nous voici de retour à Millau depuis samedi 16 février. Il fait froid.Je vois que la route a été dure et humide après notre séparation. Pour ce qui est du projet avec vos parents il nous
    semble que pour la Patagonie au mois d'avril, le mauvais temps puisse être au rendez vous. Pourquoi pas comme vous l'aviez prévu la région d'Iguazu, après une visite de Buenos Aires.ensuite le
    circuit des missions et iguazu y compris côté Brésil. Bon courage, nous vous suivons sur votre site. Plein de bisous à vous trois (les plus gros à Matéo). Renée et Norbert

  • Esra (samedi, 16. février 2013 20:33)

    Bonjours je m appelle esra et j'espère que vous aller bien et bon courage pour la suite

  • zarfa (samedi, 16. février 2013 09:20)

    Votre récit est passionnant et nous vibrons à toutes vos aventures. La vidéo sur facebook est très belle ! Toujours bon courage pour la suite.

  • Patonne (jeudi, 14. février 2013 14:56)

    L'aventure c'est l'aventure, rien ne vous seras épargné, mais pas ne grand chose vous arrête. bon courage

Le 05/02/13 : Argentine, pays de l'épine

 

Jorge et sa famille partent en vacances pour quelques jours, et nous, nous prenons la direction des montagnes, pour changer un peu... Le thermomètre indique toujours quatre bonnes dizaines de degrés, et après être descendus jusqu'à 1050 mètres d'altitude, nous commençons une longue ascension qui doit nous mener jusqu'à un col à 2020. Peu de villages, et peu de variété à se mettre sous la dent. Charcuterie correcte, fromage « en plastique » type gouda sans véritable goût et pain, plus ou moins bien réussi, voilà à quoi se résument nos repas dans les villages reculés. Là, en pleine montée inondée de soleil, en bord de route, deux figuiers semblent nous attendre. Avec leurs ombres salvatrices pour nos scalps en perpétuelle lutte contre l'insolation, et chargés de fruits à haute valeur nutritive pour l'effort, ils sont une récompense, une petite attention de Dame Nature, un plaisir inattendu comme le voyage sait en offrir. Notre pause s'en trouve éternisée.

 

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  • lina (mardi, 12. février 2013 17:28)

    bonjour

  • elea (mardi, 12. février 2013 17:21)

    c' a tros bien au skaype

  • La classe de CE2CM1 de Mme Bugnazet (mardi, 12. février 2013 14:01)

    Bonjour Stéphanie, Romain et Mattéo-Esteban,
    Nous avons envoyé un mail le 29 janvier dernier, l'avez-vous eu ?
    Nous savons que que vous n'avez pas trop accès à internet ces temps ci ... nous espérons que vous allez bien.
    Si vous voulez nous envoyer vos distances parcourues, nous calculerons vos moyennes ...
    à bientôt

  • alexandre (dimanche, 10. février 2013 18:36)

    coucou c'est alexandre le frere de elea je vou souaite bon courage

  • elea (dimanche, 10. février 2013 18:34)

    coucou c'est elea

  • Patonne (dimanche, 10. février 2013 13:36)

    Vous avez très chaud et bien tempête de neige à St Etienne match de foot interrompu et les joueurs prennent même la pelle pour déblayer le terrain.

  • AL (samedi, 09. février 2013 17:45)

    MER a l'air plus à l'aise sur un cheval que son père. 34 ans demain, bon anniversaire bruder.

  • Patonen (jeudi, 07. février 2013 10:12)

    Les photos sont très belles et nous font réver, avec le récit on revient à la réalité et à vos difficultés. Mais toujours une solution et rien de grave, la vie quoi avec ses bons et ses mauvais
    moments. A plus tard bonne route, bon repos chez Juan et Belem

  • classe de CE1 CE2 (jeudi, 07. février 2013 09:11)

    Impressionnant tout ce que vous buvez en une journée! Qu'est-ce que vous devez avoir chaud! Bon courage pour la suite

  • l'oeil du tigre (mercredi, 06. février 2013 18:48)

    Il faut demander un "coup de main" aux shadoks pour gonfler vos pneus !!!
    Pas drôle...
    Des moments cocasses aussi...Comme toujours on passe d'un sentiment à l'autre, d'un sourire à un étonnement voire une "petite" sueur...
    Bonne route , avec un peu plus de fraîcheur,gardez votre magnifique sourire !
    Craquant notre 'gaucho" Mattéo-Estéban !
    bises à vous 3.

Le 27/01 : L'Argentine, c'est la fêêête, la fêête !

 

Dernière soirée avec Gaston et Hébé. Ils nous conduisent dans une peña, où l'on mange empanadas ou pizzas, servis avec bière, vin ou sodas, avant qu'un groupe ne s'installe pour quelques heures de live. Dans celle-ci, on joue de la musique folklorique, et les différentes écoles de danse de la ville y emmènent leurs élèves, pour mettre en pratique les apprentissages, et surtout prendre du bon temps. Nos hôtes prennent des leçons de zamba (prononcé samba), qui n'a rien à voir avec celle du Brésil. Un droit d'entrée modique, à peine la moitié d'un euro, et nous nous installons autour d'une table. Lumière blanche peu avantageuse, plancher flottant collé au mur, piste de danse réduite, l'endroit ne paye pas de mine. La bonne humeur généralisée et les éclats de rire font cependant vite oublier le décor. Le groupe est en train de s'installer et de faire ses réglages, il est presque minuit. Gaston commande une douzaine de beignets au poulet et à la viande, c'est l'heure du dîner ! Nous tenons le coup grâce à la sieste de plus de deux heures, un peu plus tôt, dans l'après-midi. Vers une heure du matin, la musique commence. Instantanément, deux couples se mettent en place et enchaînent les pas cadencés. A la chanson suivante, d'autres prennent leur place et ainsi de suite tout au long de la nuit. Hommes et femmes agitent un foulard au dessus de leur tête, originellement pour attirer l'attention de leur partenaire. Ils ne se quittent pas des yeux une seconde, le regard profond, pour un jeu de séduction, sensuel. Les mains frôlent les cheveux ou les hanches, les corps tournent, s'approchent et s'éloignent. Tandis que les femmes partent dans de gracieuses arabesques et volutes,les hommes tapent du pied violemment, le montent en avant puis c'est au talon de partir en arrière dans des gestes rapides et saccadés, jouant les machos, le regard décidé à conquérir, à impressionner leur belle et l'assemblée. Je suis bien content que personne ne me demande d'aller essayer, car le non initié qui se risquerait à de tels mouvements sans entraînement risquerait à coup d'y laisser une cheville, de se faire les croisés ou plus certainement d'égarer une rotule sur la piste.

 

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Le 19/01 : retard rattrapé !

 

Nous nous éloignons du tropique du Capricorne, passé quelques jours auparavant, en espérant y trouver moins de précipitations. Plus bas en altitude, la chaleur est pesante. Une bonne quarantaine de degrés la journée, et la nuit, la température a du mal à baisser significativement, nous obligeant à dormir les portes ouvertes dans la tente, ne conservant fermées que les moustiquaires. Nous remontons petit à petit dans les Andes, dont je pense nous n'arriverons pas à nous dépêtrer, malgré la difficulté qu'elles représentent au quotidien sur un vélo. Au moins, elles nous gardent au frais, pas en tant que momies, du moins pas pour le moment ! La Viña, puis Santa-Barbara, sans Ken ni Kelly, au travers de la splendide quebrada de Las Conchas, une fois de plus avec des formes et des couleurs dignes de Mars. Certains y voient même des formes, comme la gorge du diable, un crapaud, un obélisque, un bonhomme... Au bivouac, sous les épineux qui ont déjà, sur la journée, percés notre pneu avant d'une aiguille dure comme de l'acier, nous nous vengeons en les utilisant pour un feu de camp qui nous fait bouillir l'eau des pâtes plus rapidement que jamais. Le ciel clouté de milliards de points blancs permet des vues saisissantes sur Jupiter et Betelgeuse qui brillent de mille feu, et me voilà en train de répondre aux questions de mon fils de trois ans qui me demande pourquoi on ne peut pas marcher sur la plus grande planète du système solaire, et si on y va avec une moto qui a les pneus dégonflés, pourra-t-on tout de même y rouler, sur cette boule de gaz ? Et puis comme il arrive régulièrement dans ces montagnes, le temps change en quelques secondes. Oublié le calme plat qui régnait, voici une tempête qui ravive les braises, envoyait dans l'air une multitude de petits corps incandescents en direction de la tente ! Pourtant, j'avais pris soin de disposer le foyer à une bonne vingtaine de mètres de la toile, mais les bourrasques sont tellement puissantes qu'elles transportent les escarbilles vers notre campement, particulièrement mal adapté au feu... Il nous faut éteindre les tisons au plus vite ! Ne pouvant et ne voulant pas gaspiller d'eau, si précieuse et qui pourrait venir à nous manquer pour le jour suivant, j'appelle Matt-Esteb à la rescousse, et nous voilà en train de jouer à Manneken-Pis... La vapeur produite fait rire aux éclats notre « grande niño » ! La pluie venant en renfort, nous jugulons l'attaque de Vulcain, fils justement de Jupiter... Et pour rester dans la continuité, Matt-Esteb, un peu plus tard, nous demande pourquoi les éclairs sont « abîmés », comprendre pourquoi sont-ils en zig-zag... La réponse appartient congrûment à Vulcain, qui depuis sa maison, le volcan sicilien Etna, est censé les forger pour son père... Pas facile d'aller lui demander pourquoi il les fabrique tordus... à moins que ce ne soit dû à l'hétérogénéité de l'air, en pression, température et éléments chimiques, qui créé un canal ionisé tortueux. Va faire comprendre ça au niño !

 

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  • elea (dimanche, 10. février 2013 18:38)

    coucou vous etet beaucoup courage

  • Patonne (vendredi, 01. février 2013 10:40)

    hello, c'est la fête au village pour les petits et les grands, surement plus pour le petit, pardon pour le "grand garçon" c'est bien aussi de partager de bons moments avec des gens sympathiques. Ici,
    c'est période grippale on reste au chaud mais au lit pas dehors.
    Bonne route à vous 3

  • Will (dimanche, 27. janvier 2013 17:36)

    Je savais pas que les bouchets étaient bilingue, c'est donc eux qui partent l'année prochaine.
    Toujours aussi interessant de lire vos merveilleux carnets profitez bien. Dans 1 mois je pars en finlande je devrais être à environ 20000km de vous (on aura jamais était aussi loin :) )

  • Danny (samedi, 26. janvier 2013 16:29)

    Hello ! quel bonheur de vs lire et Gaston vraiment sympa ce mec il y a sur nos routes des gens extraordinaires dont on ne soupçonne l'existence. Bravo! bon repos avant Mendoza Bises à tous les 3

  • les bouchet (dimanche, 20. janvier 2013 18:30)

    ola guapos
    algunas palabras espaciales para nuestros amigos que hacen un muy peligroso viaje, del autro lado del mundo.
    sus narraciones son maravillosas, que alegria de leer las aventuras de "el grande nino" .
    Sus sonrisas a cada vez son para nosotros un momento de sol durante el invierno, hoy es la nieve que vuelve....
    besos frescos

  • dudu (samedi, 19. janvier 2013 22:45)

    Ouf ! On vous imagine en train de "récupérer" de vos exploits dans ce sweet home ! Avez-vous ne idée du dénivelé de votre engin ? manifestement les kilomètres dans la cordillère valent au moins
    double !

  • Patonne (samedi, 19. janvier 2013 14:00)

    Vous passez du chaud , au froid puis de nouveau au chaud. Quelle santé !!! j'adore votre façon d'éteindre le feu, hé quant il y a danger, tous les moyens sont bons. Bon le Dakar vous a un peu
    dérangés quelle idée qu'ils aient pris la même route de vous!!!! Sympa le Gaston, au moins vous avez pu, récupérer un peu et surtout bien réparer le tandem, car sans lui plus d'aventures. 30 0000 km
    hé bien il en aurait lui aussi des choses à raconter. Merci pour vos récits et les magnifiques photos. Bonne continuation. Ici c'est épisode neigeux pour quelques jours.
    bises à vous 3

  • l'oeil du tigre (samedi, 19. janvier 2013 12:16)

    Comme toujours, des frissons, des rires et sourires, de l'émotion +++...
    Un courage inébranlable, et l'émerveillement de la découverte, et aussi quelques "grondements"...
    quel délice de lire ce récit !
    Bonne route pour la suite,
    votre bonne étoile veille,
    Bisous et pensées positives pour vous accompagner.
    Prenez soin de vous.

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  • Danny (samedi, 26. janvier 2013 16:40)

    Aïe ... grande nino !! quel bonheur ce petit bonhomme. Tjrs de belles photos Bizzzzzzzzzzz

  • Olivet (lundi, 21. janvier 2013 14:39)

    Quelle merveilleuse aventure vous vivez encore et bravo pour les récits, superbes photos et vidéos.Nous vous suivons bien sûr depuis le début, votre périple au Pérou nous a rappelé trop de
    souvenirs(c'était en 1979...)Que cette année 2013 continue à répondre à vos souhaits,profitez bien de tous ces bons moments, soyez heureux tout simplement.Bizz à vous trois

  • Patonne (vendredi, 18. janvier 2013 09:40)

    hé oui l'Argentine, son football, Maradona, on ne peut pas l'éviter. Enfin des gens accueillant, cela fait du bien sans doute au moral. Matt-Esteb vas devenir une vedette internationale. Je comprends
    qu'il ne veut plus qu'on l'appelle bébé avec ce qu'il vit depuis le mois d'août c'est effectivement un très grand garçon.
    Bonne route à vous 3.

  • zic (jeudi, 17. janvier 2013 18:47)

    On retrouve bien ton humour, mon beauf ! Et bien sûr, tu ne perds pas une occasion de parler de foot... D'ailleurs, St E - Rennes au Stade de France. Tu seras loin, dommage, j'aurai eu une bonne
    occasion de te charrier ;D Bises à vous trois

Interview réalisée par les élèves de CE1-CE2 de l'Ecole du Centre de La Ricamarie (42, Loire)

 

Interview pour Stéphanie et sa famille

 

 

Ce que vous avez vu:

 

Est-ce que vous avez vu des choses extraordinaires?

Oui, presque tous les jours, il y a des choses qui nous surprennent et que nous trouvons épatantes.

 

Quelles sont celles que vous avez préférées?

Pour l'instant, j'ai beaucoup aimé le paysage du Cotopaxi (Volcan en Equateur), les îles Galapagos, le musée Sipan à Lambayeque.

Romain a beaucoup apprécié la découverte de la civilisation Mochica et Moché, et le passage du col à 4700m d'altitude entre Huaraz et Huanuco .

Et Mattéo-Estéban a adoré les îles Galapagos, le petit parc zoologique près de Cajamarca, les coccinelles (la voiture, il y en a énormément ici au Pérou !) et il est fasciné par un engin de chantier que l'on appelle ici « motoniveladora » (en français, cela signifie niveleuse).

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Est-ce que vous avez vu des animaux que vous vouliez voir avant de partir?

Oui, nous sommes très contents d'avoir vu toute la faune des îles Galapagos. Nous avons eu un petit faible quand même pour les lions de mer qui s'amusaient avec nous dans l'eau. Nous avons été très surpris de voir des mygales !

 

Quelles sont les choses qui vous ont le plus impressionnés dans les montagnes?

Plusieurs choses nous ont effectivement impressionnés :

  • Le pourcentage des pentes, surtout en Equateur, où les routes montent presque tout droit à travers la montagne alors qu'ici au Pérou, la plupart des montées se font par des lacets.

  • L'altitude...nous pédalons entre 2800 et 3500 m d'altitude en short et en tee shirt et sans jamais avoir eu le mal des montagnes !

 

Quand, vous avez vu le veau à deux têtes, est-ce que vous avez eu peur?

Non, car il était empaillé !

 

 

Les rencontres:

 

Est-ce que vous vous êtes fait des amis?

Oui, nous avons rencontré beaucoup de personnes des autochtones mais aussi des étrangers en vacances en Amérique du Sud. Nous gardons contact avec certains par internet.

 

Comment avez-vous fait pour communiquer avec les Péruviens? Est-ce que vous parlez maintenant espagnol?

Nous sommes partis sans connaître un mot d'espagnol. A l'aide des différentes rencontres, et grâce à un guide de conversation que nous avons troqué en cours de route contre une méthode d'espagnole (qui nous aidera à progresser au niveau grammatical ), nous arrivons à nous faire comprendre.

 

Comment Mattéo-Estéban a-t-il réussi à se faire des copains?

Le contact se fait rapidement grâce aux jouets que Mattéo-Estéban a emmenés et la draisienne est une curiosité qui attire les enfants.

 

Connaît-il des mots en espagnol?

Oui, il apprend très vite. Il connaît toutes les formules de politesse, il aime demander l'addition à la fin d'un repas dans un restaurant. Il sait répondre aux questions des gens : Quel âge as-tu ? Comment t'appelles-tu ? Il réplique aux personnes qui le nomment « bébé » qu'il est un « grande nino » !

 

Quelles sont les personnes que vous avez rencontrées qui vous ont le plus marqués?

Ce sont toutes les personnes qui nous ont hébergés et qui ont partagé leur repas sans nous connaître en nous considérant comme un membre de leur famille. Je pense à Rosa (Chiclayo,Pérou), à la famille de la Paz (Petit village au Pérou), à Emmanuel (en Equateur), à çpm!ùEmiliano (au col Abra la Raya, Pérou).

 

Avez-vous fait de mauvaises rencontres?

Pour l'instant, heureusement non !

 

 

Les sentiments:

 

Est-ce que vous avez peur des chiens quand ils vous poursuivent?

Oui, moi j'ai peur de ces chiens qui nous courent après, car ils peuvent mordre à tout moment. C'est dangereux en plus en vélo car ils peuvent facilement nous déséquilibrer. Et lorsqu'ils sont plus de deux, c'est compliqué à gérer pour les chasser : ils sont de part et d'autres du vélo. Maintenant nous sommes équipés d'un bâton un peu long. Heureusement que notre fils est bien enfermé dans sa remorque et qu'il n'est pas effrayé par ces attaques. Romain n'est pas trop intimidé par ces canidés sauf lorsqu'ils se précipitent sur la roue avant en pleine vitesse.

 

Etiez-vous tristes quand vous avez quitté la France?

Oui ça fait toujours un petit pincement au cœur de quitter sa famille, ses amis et ses élèves.

 

Etes-vous contents de votre voyage?

Oui, nous sommes contents de ce que nous faisons même si parfois c'est difficile.

 

Le referiez-vous?

Non, car nous aimerions découvrir de nouveaux pays.

 

En ce moment, êtes-vous heureux?

Oui

 

Est-ce que ça vous remonte le moral quand les gens sont gentils avec vous?

Oui, bien sûr, ça motive énormément et ça donne de la couleur au pays. De plus, quand nous avons de vos nouvelles, des nouvelles de nos familles, de nos amis...toutes les petites attentions sont précieuses pour nous et notre moral !

 

Votre famille vous manque-t-elle?

Parfois nous aimerions leur faire partager ce que nous vivons !

 

Et vos élèves?

Oui, aussi pour partager avec eux ce que nous découvrons et apprenons.

 

Est-ce que vous avez peur de tomber quand vous êtes dans les montagnes?

Nous sommes très prudents et très concentrés car nous savons qu'une chute peut très vite rendre le voyage compliqué ou impossible. Les centres de soins sont souvent démunis ou sont très éloignés.

 

Craignez-vous de tomber sur certains ponts?

Oui, nous n'avons pas l'habitude de si peu de sécurité lorsqu'on vit en France. Ici, la chute est fatale !

Avez-vous peur que Mattéo-Estéban tombe malade (par exemple en buvant de l'eau du robinet)?

Nous sommes aussi très prudents vis à vis de la santé de Mattéo-Estéban : il ne boit que de l'eau en bouteille et mange des aliments bien cuits. Nous évitons de lui donner des crudités (lavées à l'eau du robinet) et nous lui lavons les mains le plus souvent possible. Jusqu'à présent, il a eu des petits moments pas très bien mais qui n'ont jamais duré plus de 4h.

 

Est-ce que le froid vous gêne la nuit quand vous dormez?

Non, nous sommes bien équipés pour dormir, nous avons de bons duvets.

 

Avez-vous peur la nuit?

Non

 

Entendez-vous des bruits d'animaux la nuit?

Non, à part les chiens et les coqs !

 

Avez-vous peur que des voitures vous renversent?

Nous restons très vigilants vis à vis des véhicules. Le tandem me permet de pouvoir regarder très souvent en arrière afin de m'assurer que les voitures et camions se déportent bien.

 

Avez-vous peur que vos freins lâchent dans les descentes?

Non, Romain vérifie très régulièrement et nous avons du bon matériel.

 

 

Hygiène:

 

Comment faites-vous pour vous laver? Pouvez-vous le faire tous les jours?

Comme nous ne pouvons pas nous laver tous les jours, nous faisons une toilette sommaire chaque soir à l'aide de lingettes. Au Pérou, dans les montagnes, l'eau chaude est rare et les douches pas toujours présentables ! Nous nous douchons surtout lorsque nous sommes dans les grandes villes.

Du coup, vous imaginez bien que nous ne sentons pas toujours très bon !

 

Pouvez-vous vous brosser les dents tous les jours?

Oui, nous nous brossons les dents tous les jours, parfois avec dentifrice s'il y a de l'eau à disposition, sinon sans.

 

Comment faites-vous pour aller aux toilettes sur la route?

Nous nous cachons dans la nature...

 

Comment faites-vous pour faire la vaisselle et la lessive ?

Comme nous achetons nos repas aux familles ou nous allons aux restaurants (le menu qui se compose d'une soupe, d'un plat de résistance et d'une boisson coûte 1,5 euros), nous n'avons pas besoin de faire la vaisselle. Pour la lessive, parfois dans les grandes villes nous faisons appel aux services d'une laverie sinon nous lavons à la main.

 

 

Nourriture:

 

Est-ce que avez emporté de la nourriture de France?

Avant de partir, nous avons acheté des rations lyophilisées que nous conservons en cas d'urgence.

 

Quel plat ou repas avez-vous préféré?

Romain a aimé le llapingacho (pomme de terre, œuf, avocat).

Mattéo-Estéban dévore les choclos (Épis de maïs bouilli).

J'ai bien apprécié les « ensaladas de palta » (salade d'avocats).

Et de manière générale, nous nous délectons de fruits (mangues, pépinos, bananes...)

 

Y a-t-il un plat que vous n'avez pas aimé?

Oui, tout ce qui est à base de pommes de terre pourries et d'abats.

 

Avez-vous été malades à cause de certains plats?

Oui

 

Avez-vous emmené beaucoup de médicaments?

Oui, surtout pour Mattéo-Estéban.

 

Est-ce que Mattéo-Estéban s'adapte aux plats du Pérou?

Oui, c'est un enfant qui mange assez facilement de tout.

 

Comment faites-vous pour cuisiner sur la route?

Pour ce voyage, nous ne cuisinons que rarement, nous préférons acheter aux familles et ça coûte moins d'acheter tout cuisiné que de faire sa propre cuisine.

 

Quels aliments avez-vous toujours sur le tandem?

Nous avons toujours un repas d'urgence d'avance, du sucre, de l'huile et des gâteaux.

 

Emmenez-vous beaucoup d'eau sur le tandem pour boire sur la route? Arrivez-vous à boire en roulant?

Nous partons toujours le matin avec au moins 2,5 l d'eau et nous complétons en achetant sur la route an cours de journée. En général, nous nous arrêtons pour boire car le tandem est lourd et lâcher une main pour Romain c'est délicat.

 

Est-ce que Mattéo-Estéban a apprécié son gâteau d'anniversaire?

Oui, il a beaucoup aimé, nous avions fait un joli tas de cookies avec une petite bougie en forme de trois posée sur le dessus.

 

 

Gestion de la place sur le tandem?

 

Avez-vous emmené beaucoup de vêtements? Où les rangez-vous?

Nous n'avons pas beaucoup de vêtements. Nous les rangeons dans une de cinq sacoches. Pour une personne : une tenue de vélo (short + cycliste), une tenue de ville (pantalon ou shirt + tee shirt+ pull), 2 sous-vêtements, 2 paires de chaussettes, une paire de chaussures de vélo et une paire de chaussure de ville, 2 vestes chaudes (coupe vent et imperméable)

 

Transportez-vous beaucoup d'ustensiles de cuisine?

Nous possédons : une casserole avec un couvercle, trois bols, une grosse cuillère et deux petites, deux fourchettes, un couteau, une passoire pliable et un réchaud à gaz.

 

La draisienne de Matt-Esteb prend-elle beaucoup de place?

Elle ne prend pas beaucoup de place (nous la posons sur le dessus de la remorque), elle est surtout un peu lourde (3,5 kg) mais Mattéo-Estéban est tellement content d'en faire. Par jour, il parcourt 3 à 4 km. Le soir au moins il est fatigué autant que nous.

 

Avez-vous acheté des vêtements sur la route?

Non pas pour l'instant .

 

Avez-vous la place de ramener des souvenirs?

Non, si nous achetons des souvenirs, nous devrons les envoyer par la poste locale, car nos sacoches sont très chargées déjà.

 

Avez-vous peur de casser votre ordinateur ?

Oui bien sûr. Nous le protégeons avec nos vêtements et nous ne l'allumons pas au dessus de 4000 d'altitude ( car il n'est plus garanti)

 

 

Communication avec la France:

 

Qu'avez-vous emmener comme matériel pour communiquer avec la France? Comment faites-vous pour envoyer des messages?

Nous avons notre téléphone portable (chaque soir nous envoyons un petit message à notre famille) et notre ordinateur portable nous permet de nous connecter à internet de temps en temps lorsque nous sommes dans les hôtels.

 

Est-ce que cela vous prend beaucoup de temps d'écrire de longs messages sur votre blog?

Oui cela prend beaucoup de temps car il faut se rappeler ce que l'on a vécu pour en oublier le moins possible, savoir comment formuler les phrases et relire pour supprimer les erreurs d'orthographe.

 

Pouvez-vous parler souvent avec votre famille?

Nous essayons de communiquer toutes les semaines mais la connexion n'est pas toujours bonne.

 

 

Merci les enfants pour cette interview, j'espère que nos réponses sont assez précises. A très bientôt !

Passez de bonnes vacances !!

Stéphanie (Bolivie, le 14/12/12, à La Paz)

 

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  • ESRA (samedi, 16. février 2013 20:37)

    Bon courage

  • Jean-Pierre (mardi, 22. janvier 2013 09:05)

    Une maîtresse à la caméra, des élèves dans la presse écrite, quelle collaboration! C'est magnifique de motiver ainsi les enfants et de leur donner une ouverture sur le monde.
    Je me délecte moi aussi à la lecture de vos récits détaillés.
    Je vous souhaite une bonne continuation et, puisqu'il en est encore temps, une bonne et heureuse année, mais je suis sûr que vous êtes heureux.

  • Danny (jeudi, 17. janvier 2013 19:10)

    Rien de plus claire !! merci pour tant de détails, maintenant je suis encore mieux informée et je vous envie toujours de traverser, de découvrir de si beaux pays
    Votre parcours est jusque là fabuleux Bravo .. Bravo
    Continuez et bon courage. Bisous à ts les 3

  • l'oeil du tigre (mardi, 15. janvier 2013 19:44)

    Aujourd'hui 15 janvier, cela fait exactement 5 mois que l'avion vous emportait si loin de nous !

    Quel beau parcours !
    Et que la suite soit au moins aussi belle et surtout que vous puissiez réaliser tout ce que vous aviez imaginé et plus encore et dans les meilleures conditions!!!

    Super l'interview !

    Prenez soin de vous,
    bises +++

  • Patonne (mardi, 15. janvier 2013 18:47)

    Ah cela fait du bien de vous retrouver, on est surement en décalage par rapport à ce que vous faites aujourd'hui, mais on ne vas pas s'en plaindre.... trop top l'interview. Toujours de superbes
    photos, je suis intriguée par les couleurs ? et ce ciel qui passe du bleu au gris avec ces masses de gros nuages, on a l'impression qu'un ouragan vas vous tomber ou vous est tombé sur la tête, c'est
    un peu cela par moment. a bientôt, bonne route soyez prudents.

Commentaires

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  • Moustafa (samedi, 16. février 2013 20:46)

    Bonjours je suis le grands frère a Esra et super la vidéo nous l avons vue avec Esra
    Puis bon courage pour la suite !!!

  • l'oeil du tigre (lundi, 14. janvier 2013 22:12)

    L'état de la roue !!! ça laisse songeur... quelques "secousses ???...!!!
    Le matériel...et "un peu"...vous ...aussi, êtes bien bousculés !
    Vous êtes courageux et opiniâtres, on le sait, mais quand même il y a "quelques" galères...
    Mais votre sourire est toujours aussi éclatant !
    Bravo pour tout, COURAGE pour la suite et plein de bises en partage .
    PENSEES+++

  • AL (lundi, 14. janvier 2013 20:40)

    Pour la roue : usure des chocs répétés ou chute ?

Le 14/01/13 : l´Argentine en pays Quechua

 

Un peu groggy, nous ouvrons un œil lorsque la lumière dans la tente devient trop importante. Le ciel est encore couvert par endroit, quelques rayons essaient cependant tant bien que mal de sécher la toile. Les sommets ont blanchi. Le plateau est impressionnant d'étendue. Des montagnes le flanquent formant un immense corridor qui doit nous mener vers une quebrada, c'est à dire une vallée, qui devrait nous descendre vers des altitudes plus humaines. Les premières rencontres sont chaleureuses. Les Argentins sont très aidant, voulant faire plaisir, et ayant toujours un petit mot d'encouragements, et quelques bonnes paroles pour Matt-Esteb. Ce qui nous surprend, ce sont les inconnus qui s'approchent discuter un moment et qui, en préambule, viennent nous claquer une bise !

 

(...)

 

Le 09/01 : première nuit en Argentine

 

Passer la douane est long et ennuyeux. La frontière est très empruntée, et il faut faire la queue avec les passagers des bus, qui descendent par dizaine. Les formalités, elles, sont pourtant vite expédiées. Quelques coups de tampons et l'affaire est réglée. Seulement avant de rouler sur le bitume argentin, il faut passer chacun des bagages aux rayons X. Une camionnette est disposée en travers de la route, équipée d'un détecteur aux rayons X. Le comique de la scène est qu'il faut mettre son sac d'un côté, et en faire le tour en courant, sous peine de voir choir au sol ses affaires, expédiées du tapis roulant. Alors on voit les gens manquer de se mettre par terre, pour ne pas que ce soit le sort de leurs possessions...

 

Décharger chacun des sacs du vélos, se mettre de part et d'autre du véhicule pour les rattraper de volée, avant de devoir les remettre, retendre les sandows, faire fouiller la remorque ne nous enchante qu'à moitié, voire au tiers... Alors nous y allons au bluff, et passons devant les douaniers comme-ci de rien n'était. Si ça marche, ce sont de longues minutes et des enquiquinements de gagnés ; si nous nous faisons rattraper, nous en sommes quitte pour une fouille approfondie. Un agent me regarde, je lui fais un petit signe qui se voudrait : t'inquiète, c'est tout bon, tes collègues ont fait le boulot ! Bizarrement, ça fonctionne !

 

Premières rapides et immédiates constatations, les amoncellements de détritus ont disparu, les coups de klaxon compulsifs également, les voitures ne transportent souvent plus que le conducteur, et les prix sont multipliés par deux ou quatre : la magie d'une ligne tracée par l'Homme...

 

Loin de l'image de la Patagonie ou des Gauchos, nous sommes toujours sur les hauts plateaux et les lamas pullulent. Un espèce légèrement différente, aux oreilles plus longues et velues. D'ailleurs, on a vu plus de lamas en Argentine lors de nos deux premières journées que dans tout le Pérou en deux mois et demi, où le mouton est roi. Mais l'ovin est moins vendeur, donc on n'en parle pas. Bref, avec un léger vent dans le dos, les débuts sont plutôt faciles, et nous décidons de chercher un coin pour bivouaquer, pas trop proche de la route ni des yeux. Pas évident car les clôtures ont refait leur apparition : des centaines de kilomètres de câble jugulent les envies de fuite des camélidés. Nous prenons une porte, et passons une première bosse. Pas mal de pierres, alors nous continuons un peu. Une petite surface enherbée et abandonnée des cailloux nous tend les bras. Nous n'hésitons pas une seconde, c'est l'endroit idéal : un confortable matelas de chlorophylle, plat et même un poteau de barrière pour appuyer notre vélo. Le riz met un temps fou à cuire, à 4000 mètres la basse pression atmosphérique conjuguée au violent vent frais qui ne fait que forcir poussant notre réchaud dans ces derniers retranchements. Encore croquant sous la dent nous finirons de le digérer dans la nuit.

 

(...)

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  • Danny (dimanche, 13. janvier 2013 20:10)

    C'est un miracle ! je frissonne en vous lisant, j'espère que maintenant ce n'est qu'un "autre" mauvais souvenir !! et quel beau témoignage de Matt-Esteb. Il est exceptionnel ce petit bonhomme. Bisous
    à ts les 3

  • Patonne (dimanche, 13. janvier 2013 18:39)

    Hé bien, arrivée très arrosée et "feu d'artifice" pour votre arrive en Argentine. J'espère que la suite de l'aventure seras plus calme et plus au sec. Dépéchez vous le Dakar vas vous rattraper. Bon
    courage à vous 3 bien que vous n'en manquez pas même Mattéo est un grand petit bonhomme. Il aura drôlement changé et "grandi" à son retour en France. A bientôt

  • La classe de CE2CM1 de Mme Bugnazet (jeudi, 10. janvier 2013 15:57)

    Bonjour à vous trois, Feliz Ano Nuevo !!! Ou plutot Bonne annee 2013! Meilleurs voeux et bonne santé ! Voila plusieurs semaines que nous ne vous avons pas ecrit, mais notre maitresse est en stage et
    nous n'avons pas suivi votre voyage depuis quelques temps. A tres bientot.

  • classe de CE1 CE2 (jeudi, 10. janvier 2013 09:13)

    Très bonne année!
    Bon courage pour la suite.

Bien, j'avais promis d'écrire et de publier ce soir (le 04/01), mais il y a un problème : les Argentins sont vraiment bien trop sympas, et me voilà retombé dans un guet-apens, avec de nouveaux copains, et leurs boissons bizarres... Du coup, pas de texte, il va devoir encore falloir attendre ! Et pour celà, il y a une petite vidéo sur Facebook, cliquez ci-dessous !

 

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  • famillesalet (mercredi, 09. janvier 2013 15:11)

    bonjour et bonne année monsieur!!!!

  • les bouchet (dimanche, 06. janvier 2013 10:45)

    Quelques maux de tête pour vous après ces soirées arrosées ? et quelques mots d'encouragement pour nous pour vous conduire avec prudence sur, et non sous, les comptoirs argentins ou plutôt sûrs et
    non saouls les routes sud américaines. Nous pensons bien à vous, à l'heure où ici le froid revient doucement mais sûrement...
    En ce début d'année, les réformes gouvernementales sont toujours aussi peu intéressantes ... les verts ont mal fini l'année... Depardieu est devenu Russe et aujourd'hui nous mangerons une galette des
    rois en pensant à vous..

  • Patonne (dimanche, 06. janvier 2013 09:37)

    c'est bien de prendre aussi un peu de bon temps avec les gens en ce début de nouvelle année. on a quand même hâte de lire vos aventures. Bises à tous les 3 bonne route

  • will (samedi, 05. janvier 2013 18:24)

    ivrogne !!!!

  • l'oeil du tigre (samedi, 05. janvier 2013 15:56)

    Super la vidéo !!!
    Bon on va encore attendre pour le texte...

    Courage pour la suite,
    Mille souhaits les meilleurs ,
    et toujours votre bonne étoile pour veiller sur vous !

    Prenez soin de vous,

    Bisous ++++++++++++++